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      J’avais prévu, lors de mon périple en Tarn et Garonne, une halte dans l’antique bourg perché de Lauzerte. Le but est seulement un petit repos, me permettant de coucher mes impressions sur ma visite à Moissac. Je n’avais pas l’intention d’en écrire une « carte postale ». Les dépliants touristiques ne m’offrent ni château, ni église ancienne, ni rempart crénelé, ni moulin à visiter… Juste et toujours avec autant de plaisir, la visite de la bastide, lovée autour de ses cornières ou couverts.

 

LAUZERTE

 

Lauzerte 82- Le village est frontalier avec le Lot, le Lot et Garonne et en Tarn et Garonne. (Photo: Patrick Garcia)

  Lauzerte se devine à 10 à 15 km, à l’image de Penne d’Agenais, Tournon d’Agenais ou Beauville… Des villes hautes, comme beaucoup au moyen-âge, afin de voir loin, et surtout pouvoir se défendre.

   Plus j’approche de cet ancien oppidum gaulois, plus je me dis que son nom, tiré du latin « Lucerna » (lampe, visible de loin comme un phare) est bien mérité.

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Lauzerte 82- La première apparition de Lauzerte. (Photo: Patrick Garcia)

    J’attaque la montée, raide comme la « rue Bombecul » de Penne d’Agenais, après un dernier virage, j’arrive dans les faubourgs, en quelque sorte la ville basse, de la place forte. Je continue la montée. L’horizon se dévoile à mes yeux, au travers d’immenses acacias en longues grappes de fleurs très odorantes.

 

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Lauzerte 82- Quelques beaux points de vue de l'esplanade. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- 200 mètres plus bas, la riche vallée, un petit air de Normandie . (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Une ville arborée, je suis accueilli par des "boules de neiges"...(Photo: Patrick Garcia)

 

    Il fait beau, le ciel d’azur découvre un horizon qui porte à 30 ou 40 km. La pente raide se termine par une superbe esplanade appuyée sur les restes du rempart. Je braque à gauche et je viens me garer sur un parking très ombragé de marronniers, bordé par un boulevard qui remplace les fossés. Je me gare. J’ai un panorama splendide sous mes yeux. Au fond, à 150 m sous moi, la vallée, du moins l’une de celles qui englobent le bourg. Puis les collines entament leurs remontées et s’étagent sous mes yeux en patchworks multicolores. Partout sur le versant qui remonte vers moi, les grappes immaculées acacias fleurent bon… 

   Pas ou peu de circulation sur le boulevard où je suis stationné, seule une ombre bienfaitrice et un calme serein. L’endroit idéal pour se promener, ici on l’appelle « la promenade de l’Eveillé ».

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Lauzerte 82- Vue depuis l'esplanade qui borde la cité, des remparts de la ville. (Photo: Patrick Garcia)

Le rempart, un long ruban maçonné de pierre calcaire blanche court le long du Bd de « l’Eveillé ». Du « grand appareil » moyenâgeux, à présent percé de fenêtres et quelques portes, mais j’apprends sur une publicité, qu’aux époques troublées, il n’y avait pas de rempart proprement dit, mais le mur aveugle des maisons lauzertoises…

 

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Lauzerte 82- L'entrée dans le coin de la place, comme dans les bastides sur la place centrale. (Photo: Patrick Garcia)

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  Lauzerte 82- Les très beaux couverts de Lauzerte. (Photo: Patrick Garcia)

      J’entre par la « rue de l’Eveillé » qui a perdu sa porte fortifiée. J’accède à l’angle de la « place des Cornières ». Cette place est toute petite, face à celles de Monpazier, ou de Villeneuve sur Lot… A peine 30m sur 35m ! C’est ici que se déroulait la vie sociale du village. Sur un coin en face, une église récente, celle de « St Barthélémy ». Les cornières qui la bordent sont majoritairement en pierres. Les façades sont elles aussi en pierres, sauf une, en colombages et carreaux en briques. Cette façade jure presque au milieu de cet univers minéral, même si cette maison ancienne est particulièrement jolie.

 

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Lauzerte 82- Autre vue des couverts. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- (Photo: Patrick Garcia)

    Face à moi, l’office du tourisme où se rendent une pléiade de pèlerins de St Jacques qui vont, peut être, faire composter leur carnet de voyage et retenir un chambre pour passer la nuit avant de repartir vers l’étape suivante : Moissac.

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Lauzerte 82- La sculpture vedette où tous viennent se faire photographier. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Il est vrai, qu'il fallait y penser et que c'est bien conçu. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- L'église, elle aussi, dans un coin de la place. (Photo: Patrick Garcia)

A gauche, l’église donc, et puis… rien d’autre. La place semble déserte de commerce, et pourtant si vivante, avec une population de clients assoiffés attablés sous le chaud soleil de ce début de mai. Tiens ! Je vois un couple se photographiant en bordure de place, au coin qui borde l’église. Pas mal !!!! Je comprends mieux. La dame, est passée derrière une composition architecturale moderne d’une grande imagination. Pour expliquer, il vous faut penser qu’une sorte de main gigantesque aurait soulevé le coin de la place sur une hauteur d’un mètre, comme un coin de nappe… Qui reste en permanence quillé en l’air. La subtilité est que le pavage de toute la place avec toutes ses particularités est reproduit sur ce coin qui reste bloqué presque à la verticale. Le jeu des touristes, pour qui cette réalisation reste « l’endroit » devant lequel il faut se faire photographier, est de poser en grimaçant comme si ce coin était levé par le ou la modèle. Et c’est réussit… Cette réalisation, de 1980, pèse 4 tonnes, et est aussi symbolique pour Lauzerte que le « Pont d’Avignon », toutes proportions gardées !!!

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Lauzerte 82- Seule partie intéressante pour moi dans l'église, trop remaniée. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Devant l'O.T. et l'accueil Jacquaire, un pélerin se repose. (Photo: Patrick Garcia)

   L’O.T. me délivre une série de prospectus qui me permettra, certainement, d’évoluer sans difficulté dans ma nouvelle conquête. J’aborde en premier l’église St Barthélémy. Elle est récente et pour moi n’a aucun intérêt, mais elle possède un mobilier intéressant de grands tableaux du 18 et 19èmes siècles, un joli retable baroque. Une exposition permanente de peinture que l’on suppose réalisées par Ingres et (ou) ses élèves, permet de se reposer l’œil, ces œuvres étant souvent dans les mêmes tons pastel, mauves, gris ou verts…

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Lauzerte 82- Toutes les maisons sont pourvues de treilles ou de plantes grimpantes. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Façades gothiques tout au long de cette rue. (Photo: Patrick Garcia)

       J’attaque la visite des rues de la ville. Tout de suite, je suis frappé par la propreté qui y règne ! Pas de bouse de chien à tout coin de rue, pas de papier ou de mégots cra-cra… Ici, les mots « entretien » et « mise en valeur », prennent tout leur relief. Devant presque chaque maison, et ce, de la cité historique, comme dans le faubourg du bas, de grands et beaux rosiers en pleine floraison, offrent une belle palette de couleurs et des parfums capiteux dont je ne me lasse pas. Les façades sont superbes, repeintes et maçonnées, il y a de très nombreuses maisons anciennes, et en particulier des maisons à colombages.

 

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Lauzerte 82- Belle ancienne porte avec marteau et plusieurs serrures. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Superbes rues, propres et toutes décorées de verdure, notez le beau pavage.(Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Superbe maison à colombages avec échoppe au rez de chaussée. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Une cité médiévale préservée. (Photo: Patrick Garcia)

    J’arpente le village de manière méthodique pour tirer toute sa substance. Je commence par la « rue de la Mairie ». De belles maisons de pierres, des fenêtres anciennes, parfois à meneaux, des portes ogivales. J’y apprends que la mairie occupe les locaux de la première école pour filles, à la fin du 17ème. Elle abrite la charte des coutumes, le document fondateur de la bastide, il est visible dans la salle de la sale d’exposition. Je continue la descente, parmi les belles maisons, au milieu de cette « roseraie » offerte à la vue du public. Un grand bâtiment de pierre, presque un « château féodal », voit une de ses ailes prolongée par une construction moderne qui passe au-dessus de la rue pour rejoindre un autre grand corps de logis sur la droite. C’est la maison de retraite. Je ne franchis pas cette passerelle où j’aperçois les personnes âgées qui devisent au-dessus de la rue. J’oblique à gauche avant cette passerelle, et passe devant la porte d’entrée monumentale de la maison de retraite. Peut être un ancien couvent ou quelque chose comme çà, deux niches vides occupent les côtés de l’entrée.

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Lauzerte 82- Superbe façade renaissance et fenêtres à meneaux. (Photo: Patrick Garcia)

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Lauzerte 82- Toute une rue renaissance avec fenêtres géminées, à meneaux, et grandes portes gothiques... (Photo: Patrick Garcia)

Je remonte la « Grand Rue » qui rejoint la « place des Cornières ». Les façades sont de toute beauté. Les périodes sont variées, XVème, XIVème, XVIIème siècles. Je suis frappé par le nombre incroyable de marteaux-heurtoirs accrochés aux portes. Il y en a de toutes variétés, des plus simples (sorte de larme allongée) au plus tarabiscotés, véritables broderies de métal. Moi qui les « collectionne » (photographiquement) depuis plus de 15 ans, j’en photographie plus de 90 ou 100… !

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Lauzerte 82- Plus de 100 heurtoirs anciens témoignent du riche passé de Lauzerte. (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Ce heurtoir est à l'image de la porte, taillé dans la masse. (Photo: Patrick Garcia)

   Alternant avec les rosiers, les devants des maisons décorés de vignes grimpantes, de jasmins, ou de glycines… Illuminent la pierre. Les maisons médiévales sont nombreuses, maisons de bourgeois et de marchands. Les façades ont été conservées et restaurées afin de garder l’unité de la rue, même si ces immeubles sont souvent complètement remaniés dans leur cœur. Ici, une cave avec « son entonnoir » permettant l’éclairage et la livraison de charbon ou de bois. Des fenêtres géminées avec de belles colonnades du plus bel effet attirent mes yeux, donc mon appareil photo.

     Longeant la « place  des Cornières », à ma gauche, je pousse vers la « place du Château », éperon Est de la bastide qui possédait à cet endroit un puissant Castel.

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 Lauzerte 82- De la place centrale cet escalier me transporte sur une esplanade à la vue superbe. (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Magnifique vue depuis cette partie du rempart, en fait, le rempart nous offre une vue à 360°!  (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Spectacle grandiose. (Photo: Patrick Garcia)

    D’ici, la vue est superbe et immense… Je m’en mets plein les yeux, et en ce début mai, le temps humide de ces derniers mois, a donné à la végétation, une luxuriance frénétique, qui alliée à l’azur de l’astre du jour, des tons chatoyants. Je reviens sur mes pas, arrivé face aux cornières, j’oblique à gauche vers la « rue de la Barbacane ». Je passe sous un couvert, une maison qui enjambe la rue. Je passe sous un couvert, une maison qui enjambe la rue. Me voici sur la « place de la Barbacane ». L’ouvrage militaire a disparu, comme tous, ici, mais il reste une belle place avec un panorama à couper le souffle et le départ d’une autre spécialité locale : le « Jeu de l’Oie » grandeur nature. Situé au cœur de la cité médiévale, ce jardin est conçu sous forme d’un thème qui est le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, avec découverte de l’histoire du pays, la vie des pèlerins au moyen-âge, le patrimoine culturel et linguistique… Ces thèmes sont abordés dans une approche ludique. Des poèmes, des posters, des chansons sont « à découvrir dans un environnement paysager et végétal illustrant les péripéties des pèlerins. Ce jeu de l’Oie grandeur nature occupe un versant de la cité historique. Il y a 36 cases dont 3 cases de l’Oie où l’on joue avec des dès, comme sur le jeu familial…. »

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 Lauzerte 82- Deux vues d'un jeu de l'Oie de plusieurs hectares. (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Ce jeu de l'Oie et la sculpture moderne sur la place, sont d'excellentes initiatives dont on se rappele.  (Photo: Patrick Garcia)

   Je m’essaye au parcours, même si je n’ai pas de dès, je veux le poursuivre sur sa longueur… Belle idée encore que celle-ci ! Pour entretenir les liens familiaux et jouer à autre chose qu’à la PSP ou la Game-Boy !

 

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 Lauzerte 82- Par la rue de la Bréche et une cascade d'escaliers, on arrive de la citadelle aux faubourgs. (Photo: Patrick Garcia)

    Je descends vers le faubourg par la « rue de la Brèche », qui prolonge celle de « la Barbacane ». J’oblique à gauche par la « rue de la Fontaine » vers le « faubourg d’Auriac » où plusieurs commerces sont disponibles. Au-dessus de moi, là haut, la vieille ville et ses remparts veille sur moi… J’entreprends la remontée par la « place Mercadié ». Des volées d’escaliers me font souffler. J’en profite pour me rafraichir au parfum d’une belle « Charles de Gaulle » d’un bleu…

   Allez, je repars en suivant la « rue Poitevin » que prolonge le « chemin des Horts ». Celui-ci longe les remparts du côté sud et le « Jardin du Pèlerin » qui se trouve au-dessus. Décoré de « vipérines », de marguerites, de soucis…. Le chemin bucolique me ramène « place du Château », c’est-à-dire, près de mon véhicule garé sur la « promenade de l’Eveillé ».

 

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 Lauzerte 82- Le GR65, le fil conducteur des pèlerins. (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Depuis un millénaire il serpente dans la campagne, chemin de migration de la chrétienté . (Photo: Patrick Garcia)

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 Lauzerte 82- Dans un cadre bucolique il longe des lieux romantiques . (Photo: Patrick Garcia)

    Enchanté, je décide de passer la journée ici. Le cadre bucolique me donne envie de flâner paresseusement et plus en détail dans le bourg et ses environs. J’ai du mal à penser que cette belle cité endormie au sommet de son piton, ait eu une histoire aussi heurtée et souvent tragique. Les passions retombées, les édifices guerriers effacés du paysage, place à la douceur de ce « pays de cocagne » aux couleurs de la brique et de la pierre mêlées, au bois des poutres et des pans de bois, aux façades délicieusement coquettes…

    Et si vous aussi, veniez vous y ressourcer ???????

PATRICK GARCIA

LAUZERTE PAR WIKIPEDIA

Lauzerte (en occitan lausèrta), est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées. Ses habitants sont appelés les Lauzertins.

 

Géographie 

 

Lauzerte est située dans le Quercy et plus précisément dans le Quercy Blanc sur l'ancienne route nationale 653. De son sommet, Lauzerte surveille depuis le XIIe siècle la route Cahors-Moissac et les rivières Barguelonnette et Lendou. Lauzerte est une bastide classée Plus Beaux Villages de France.

 

Toponymie

 

Son nom est issu d'un des noms occitans du sainfoin, la lauserta. Une légende locale veut que le nom dérive du lézard, qui figure sur les armoiries de la ville, mais c'est une fausse interprétation : il symbolise l’oisiveté des sénéchaux au XVIIe siècle.

 

Histoire

 

Raymond VI de Toulouse, qui y possédait déjà un château, y fonda une bastide, en lui concédant des coutumes. Elle connut depuis la guerre de Cent Ans et les guerres de religion : aussi fallut-il reconstruire ses églises. Lors des guerres de religion, Symphorien de Durfort, sire de Duras, du parti huguenot prend la ville grâce à une percée dans les murailles de la ville, à l'emplacement de l'actuelle "rue de la brèche".

 

La totalité des 597 habitants, hommes, femmes et enfants sera tuée sur l'ordre de Duras.

 

Dans la maison des marchands, rue de la Gendarmerie, les boutiques occupaient le rez-de-chaussée, offrant à la clientèle les draps de lin du Quercy avec les épices venues des Indes, le blé ou le vin de Cahors. Ces commerçants s'adonnaient à l'usure, prêtant aux Anglais le paiement des rançons des prisonniers. Dans la même rue, les avancées de la maison à colombages rappellent que cette manière de construire économisait sur l'impôt. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

 

Démographie

 

En 2011, la commune comptait 1 496 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

 

Lieux et monuments

 

Perchée sur son promontoire, ouvrant ses fenêtres sur un panorama généreusement offert depuis la Barbacane ou la promenade de l'Éveilhé.

 

•   On peut y voir, dans la vieille ville, des maisons du XIIIe siècle, à façades de bois et fenêtres géminées, d'autres de la Renaissance à fenêtres à meneaux, d'autres encore formant rempart ; colombages et pierres blanches, et des rues descendantes bordées d'histoire.

 

•   Un chemin de ronde incliné mène à la place des Cornières aux couverts marchands ; des esplanades plus récentes offrent leur panorama.

 

•   La chapelle de l'hospice, Reconstruite vers 1830, accueillait pèlerins et mendiants sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

 

•   L'église des Carmes.

 

 À la sortie du faubourg d'Auriac, elle garde le nom de l'ordre religieux du Carmel qui fonda ici un couvent au XIVe siècle. Elle a un chevet plat et une nef unique, reconstruite en 1673. On y voit la Vierge remettre le rosaire à saint Simon Stock et à sainte Thérèse d'Ávila ; et dans les niches latérales, le prophète Élie et saint Jean de la Croix. Elle possède un Retable.

 

•   L'église Saint-Barthélemy

 

 Dans la ville haute, elle possède un clocher carré très sobre. Elle présente deux façades des XIVe et XIXe siècles. Elle a été agrandie et voûtée d'ogives de 1591 à 1654 : abside à cinq pans, large nef unique à trois travées flanquée de six chapelles, clocher rectangulaire. À l'intérieur, le Christ en cuir est l’œuvre d'un prisonnier en échange de sa libération. Elle possède un retable en bois doré consacré à la Vierge, véritable chef-d'œuvre de l'art baroque.

 

•   Le Monastère des capucins Monastère de moines mendiants, fondé au XIIe siècle, il fut occupé par ces capucins jusqu'en 1789. S'étant fait chasser du monastère par les révolutionnaires français, ces derniers se dispersèrent à travers la France. Une légende relate que, depuis cette date, le Père Calixte, revient tous les soirs de Noël au douzième coup de minuit. Ayant entendu parler de cette tradition de revenant, l'entrepreneur ayant réalisé la restauration du Monastère, désireux de vérifier si elle était fondée, vint se poster dans la cellule du Père Calixte le 24 décembre 1972 peu avant minuit, accompagné de sa fille. Installés en silence dans une obscurité complète, ils virent apparaitre juste après minuit, non pas le moine dans sa robe de bure, mais une lumière douce sur l'âtre de la cheminée, de la forme et de la dimension d'une assiette, éclairant l'ensemble de la pièce. Le phénomène ne dura que quelques secondes puis se reproduisit quelques instants plus tard avant de disparaitre définitivement.

 

Le monastère a reçu le trophée de " La Tour D'or " en 1980, pour la restauration de ce lieu.