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Il y a bien longtemps, je m’étais extasié sur la magnificence de la cathédrale Ste Marie d’Auch, ses sublimes stalles, et ses vitraux féériques et anciens. Mais, il y a tant et tant à visiter dans la capitale de la Gascogne, surtout la partie haute, la vieille ville, desservie par son escalier monumental de 374 marches au pied duquel trône, inébranlable, l’immense statue de Charles de Batz, plus connu sous le nom de d’Artagnan… La tour d’Armagnac, prison moyenâgeuse, la maison d’Henri 4, les « Pousterles », petites rues étroites et pentues, ses bâtiments anciens et ses maisons à colombages…. Tout ici porte à la balade.

Dartagnan d'Auch

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  D'Artagnan veille sur la cité, magnifique et redoutable...

   Il m’a fallut 2 bonnes journées. Heureusement, il y a de la place pour se garer, la ville est accueillante, et les parkings nombreux. Pour ma part, je me suis garé au pied de la ville ancienne, tout contre le grand bâtiment, ancienne caserne pour « passer les 3 jours », place du général de Gaulle.

    De ce point de départ, il faut 25 mns de marche très agréable pour se rendre dans le cœur de la ville ancienne et visiter cette ville attachante, bondée d’attractions historiques comme l’ancien évêché, la tour Romaine ou le musée des Jacobins. C’est d’ailleurs par là que j’ai terminé mon séjour, ébloui par les splendeurs exposées. Je n’ai pas pu visiter toutes les beautés de cette ville, limité par le temps, mais il y a de quoi faire des milliers de photos et partir les yeux remplis de trésors. Il y avait tant et tant à voir, que je n’ai pas trouvé le temps pour écrire, tout occupé à classer les centaines de photos et de documents. Je me contente, pour cette fois, de reproduire la belle visite proposée par Wikipédia, à laquelle j’intercalerai mes propres photos. Ainsi, j’aurai comblé mon désir de vous donner envie d’aller passer quelques jours dans la capitale de la Gascogne qui est, comme tout le monde sait : le pays où « l’Amour est dans le pré ». 

 

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Trajet à Auch à partir de Ste Livrade, 47110 . (Photo: Patrick Garcia)

 

 LIEUX ET PRINCIPAUX MONUMENTS D’AUCH

Ville créée par les Romains, Auch a connu son heure de gloire au Moyen Âge alors qu'elle était la capitale de la province de Gascogne. La grande qualité de sa pierre calcaire est un des éléments du prestige architectural de sa cathédrale. Elle en magnifie les monuments et les demeures de la « ville haute » ainsi que les ruelles en escalier appelées pousterles.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Entrée du Petit Lycée  . (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Porte fortifiée rue Fabre d'Eglantine. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Eglise St Orens. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Une tour romaine, dans la vieille ville. (Photo: Patrick Garcia)

LA MAISON HENRI IV :

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: vue extérieure de la Maison Henri IV.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: L'escalier de la Maison Henri IV s'enroule autour d'une cour intérieure. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Maison Henri IV, détail de la cage. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Maison Henri IV, escalier en pierre jusqu'au 1er, puis en bois. Vue de la petite cour. (Photo: Patrick Garcia)

   La Maison d'Henri IV est La beauté de la rue d'Espagne à Auch. Dans le centre historique d’Auch, l'intérêt de cette maison à colombage réside dans le magnifique escalier de bois et de pierre que l'on aperçoit dans la cour intérieure. Alors qu'il n'était encore qu'Henri de Navarre, le futur roi Henri IV aurait séjourné en 1578 dans cette demeure en compagnie de Catherine de Médicis et de Marguerite de Valois, qui deviendra quelques temps plus tard la reine Margot. Outre cette anecdote historique, l'intérêt de cette maison à colombage réside dans le magnifique escalier de bois et de pierre que l'on aperçoit dans la cour intérieure. Il faut savoir que le bois de l'escalier tient depuis plus de… 500 ans ! C'est du chêne, et il a été trempé dans du liquide pendant plusieurs dizaines d'années pour le rendre imputrescible. Autre rareté : cette demeure de la haute ville disposait d'un puits. Nul besoin donc, pour ses occupants, de descendre chercher de l'eau dans le Gers, en passant par… les légendaires "pousterles "!

MAISON A COLOMBAGES DE L’O.T.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Magnifique exemple de maison à colombages! (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Une merveille de maison à colombages. (Photo: Patrick Garcia)

Il s'agit d'une maison à encorbellements du XVe siècle. Les murs de ses trois étages sont constitués de pans de bois comblés par des briques plates à l'alignement régulier. Ils reposent sur un rez-de-chaussée en pierre qui abritait une boutique fermée par deux volets.

LE CLOITRE DES CORDELIERS

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Les vestiges du cloître...  (Photo: Marie-Hélène Cingal)

Ensemble architectural et religieux du XIVe siècle remarquable, composé d'une salle capitulaire et des restes du cloître protégés par les Monuments Historiques par arrêté du 24 novembre 1923 et par La Confrérie des Cordeliers depuis le 9 novembre 1997. Le cloître a été ouvert au public lors des Journées du Patrimoine 2012 pour la première fois.

TOUR D’ARMAGNAC

 

   

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: La Tour d'Armagnac et sa volée d'escalier...  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  au bas de cette belle tour accolée à Ste Marie se trouve... (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: L'emblème de la Gascogne: d'Artagnan, comme Cyrano est celui de Bergerac!  (Photo: Patrick Garcia)

La tour des Archives archiépiscopales, dite à tort tour d'Armagnac, construite au XIVe siècle était à l'origine une prison dépendant du palais de l'archevêché d'Auch. Avec le temps, faute de prisonniers, elle servit d'entrepôt aux archives religieuses. Au xixe siècle, la tour retrouva sa fonction première, puisqu'elle fit partie de la maison d'arrêt située place Salinis. Elle fut désaffectée définitivement quand les prisons auscitaines furent construites derrière le nouveau palais de justice dans les années 1860. Le donjon, haut de 40 mètres, se dresse au sommet des Escaliers Monumentaux. Les geôles ont été conservées : dans la partie basse, trois sont voûtées en berceau et dans la partie haute, sept cellules plafonnées sont réparties à raison d'une par étage. On y accède par un escalier à vis en hors œuvre.

MUSEE DES JACOBINS

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, Barque solaire égyptienne. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, momie égyptienne. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Musée, bible imprimée à Lyon en 1519!  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, art religieux méxicain du 16éme. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Musée, scène de copulation anale, Pérou 6ème siècle.   (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, art pré-colombien amérique du sud. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Musée, art pré-colombien.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, art pré-colombien.  (Photo: Patrick Garcia)

Le Musée des Jacobins d'Auch fut fondé par un arrêté du Directoire du Département du Gers le 16 décembre 1793 (26 frimaire de l'an II). Les collections, constituées à partir de saisies révolutionnaires, étaient essentiellement composées à l'époque de tableaux et objets d'art. Les objets du musée archéologique de la Société historique de Gascogne vinrent les compléter à la fin du xixe siècle.

En 1921, le musée s'enrichit de l'exceptionnelle collection latino-américaine léguée par Guillaume Pujos. Puis, la collection d'ethnographie gasconne est créée par Henri Polge après la seconde guerre mondiale. Après plusieurs déménagements, les collections du musée sont installées en 1979 dans l'ancien couvent des Jacobins.

En 2007, le musée a bénéficié de l'exceptionnel legs Lions qui fait de lui la deuxième collection d'art précolombien de France, après le musée du Quai Branly avec lequel il collabore.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, armoire et son linge traditionnel.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Musée, tableau. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  musée, coiffes traditionnelles. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Musée, description du costume féminin ci-dessous.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Superbe costume traditionnel de femme, 19ème. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  musée, la tradition lors du mariage. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  musée, après le costume de fête, le costume de paysanne avec ses"esclops" aux pieds.(Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, tableau explicite de la pyramide sociale des hommes.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, le même pour les femmes.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  musée, dessous féminins. (Photo: Patrick Garcia)

Il présente des collections permanentes très variées : antiquité égyptienne, salon XVIIIe siècle, de nombreux vestiges archéologiques de la région, un fonds de peintures et sculptures d'artistes locaux (dont Antonin Carlès, Jean-Louis Rouméguère, Gabriel Lettu ou Mario Cavaglieri), une importante collection d'arts et traditions populaires gascons, la collection d'art précolombien et la très rare collection d'art sacré latino-américain. Parmi cette dernière, la Messe de saint Grégoire fait figure de trésor dans les collections américanistes françaises. Probablement l'un des plus anciens tableaux de mosaïque de plumes conservé (il est daté de 1539), qui illustre à la fois le savoir-faire extraordinaire des artistes précolombiens et le développement d'un art colonial au XVIe siècle. Il fut d'ailleurs récemment présenté à l'exposition Planète Métisse organisée au musée du Quai Branly par Serge Gruzinski.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  musée, Vierge à l'Enfant du 15ème. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, "Buste de Jeune Femme", 1913, Antonin Carlès.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, "Vue de St Bertrand de Comminges", 1857, par Louis Sancet.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, magnifique statue de l'empereur Trajan, 52-117 APJC.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: musée, détail du Trajan.   (Photo: Patrick Garcia)

 

LA CATHEDRALE STE MARIE D’AUCH 

Elle fut de tout temps dédiée à la sainte Vierge. Vaste édifice à trois nefs, de 102 mètres de long sur 35 m de large, elle est le siège de l'archidiocèse d'Auch.

Commencée en juillet 1489, à l'instigation de François de Savoie, sur les ruines de la cathédrale romane de Saint-Austinde, elle fut consacrée le 12 février 1548, mais deux siècles ont été nécessaires pour terminer sa construction.

Elle est de style gothique flamboyant, fortement influencé par la Renaissance. Elle fut complétée fin du XVIIe siècle, par une façade et un porche d'ordre corinthien. Elle comprend un ensemble de 21 chapelles.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, vue latérale, depuis le sommet des marche, près de la Tour d'Armagnac. (Photo: Patrick Garcia)

Elle est surtout remarquable par une série de dix-huit verrières, œuvres d'Arnaud de Moles, et par les boiseries du chœur dont les 113 stalles, d'auteurs inconnus, qui continuent la suite des scènes bibliques  commencée sur les verrières.

La cathédrale d'Auch fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1906. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France depuis 1998.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, portail sud, malgrés les dégradations révolutionnaires, les détails de ces sculptures sont extraordinaires. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, la rosace, vue extérieure. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, la même rosace vue intérieure.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, le portail sud, les statues ont été vandalisées à la révolution.  (Photo: Patrick Garcia)

La première cathédrale aurait été bâtie dans la plaine du Gers. Elle fut ruinée par les Sarrasins au ixe siècle. Elle est alors reconstruite vers 845 au sommet de la colline dominant le Gers, par l'évêque Taurin II qui y plaça l'autel de Notre-Dame apporté d'Eauze par saint Taurin. L'abandon d'Eauze comme siège d'un archevêché, après les destructions provoquées par les derniers envahisseurs Sarrasins et Vikings, et le transfert du siège de l'archevêché à Auch, vont entraîner un développement de la cité. Ayrard est le premier évêque d'Auch qui ait reçu le titre d'archevêque dans une lettre du pape Jean VIII datée du13 juin 879.

Du temps du duc de Gascogne Garcia II Sanche le Courbé, en 920, une incursion des Sarrasins obligea l'archevêque Odilon à quitter la ville.

L'archevêque Raymond Ier surnommé Copa, fils de Bernard-Odon, comte de Fezensac, fit bâtir un cloître près de la cathédrale dans lequel les chanoines se retirèrent en adoptant la règle de saint Augustin.

Saint Austinde, successeur de Raymond Copa sur le siège d'Auch, fit rebâtir la cathédrale Sainte-Marie grâce aux dons de Guillaume Astanove, comte de Fezensac. Cette cathédrale ainsi que le cloître attenant furent en grande partie détruits dans un incendie en 1171. Au cours de fouilles, seules les fondations du chœur de la cathédrale de saint Austinde ont été retrouvées.

À plusieurs occasions, les archevêques vont essayer de reconstruire leur cathédrale. Il y a une tentative au XIIIe siècle, une autre en 1370 par Arnaud Aubert, une troisième en 1382 par le cardinal Philippe d'Alençon mais le grand schisme d'Occident fait échouer cet essai.

On retrouve ensuite l'archevêque Philippe de Lévis qui entreprit en 1429 d'assez grands travaux dans la cathédrale, d'après Dom Brugèles. Mais la foudre toucha la cathédrale en 1469 et 1474 et ruina ce qui avait été fait.

Construction de la cathédrale

La construction de la cathédrale actuelle va commencer grâce à deux personnages, l'archevêque d'Auch François de Savoie et son vicaire général, Jean Marre, qui devint plus tard prieur d'Eauze et évêque de Condom, et avait le goût, sinon la passion, de la construction des églises (cathédrale Saint-Luperc d'Eauze, cathédrale Saint-Pierre de Condom, église Notre-Dame de Francescas).

Il y eut des concessions d'indulgences pour ceux qui aideraient à la reconstruction de la cathédrale en 1469 et 1482. Le parlement de Toulouse constata dans un arrêt du 23 juin 1487 l'utilité des dépenses prévues pour la construction de la cathédrale, qui nécessitaient de les prélever dans les revenus de l'archevêché. L'archevêque demanda alors à Jean Marre de veiller au bon choix des matériaux et à l'exécution des travaux.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vue de face.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, toutes les curiosités de la cathédrale à voir.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, emplacement des plus beaux vitraux et description.  (Photo: Patrick Garcia)

La première pierre est posée le 4 juillet 1489. Pierre d'Armagnac, abbé du Faget bénit la première pierre à l'emplacement de la chapelle du Saint-Sépulcre qui était autrefois la chapelle de Montesquiou.

La construction commença par la crypte avec ses cinq chapelles. Cette crypte avait été rendue nécessaire par la volonté d'agrandir la cathédrale et l'impossibilité de le faire à l'époque vers l'ouest (la place devant la cathédrale était alors occupée par des maisons). Cette crypte permet de compenser la forte pente de la colline. À la mort de François de Savoie, en 1490, la crypte était en cours d'achèvement. Elle n'a été terminée que sous le pontificat de son successeur, Jean-François de La Trémoille. On voit apparaître dans les documents, vers 1492, le nom de l'architecte Jean Chénaud. Il va rester jusqu'en 1507 puisqu'on le voit travailler à partir de 1508 à la tour nord de la cathédrale de Bourges. La construction se poursuivit par le déambulatoire et ses chapelles. À la mort de La Trémoille en 1507, le chevet et le chœur de la cathédrale jusqu'au transept - sauf les voûtes au-dessus du sanctuaire - étaient terminés. On peut voir les armoiries de François de Savoie et Jean-François de La Trémoille à la base des arcs-boutants du pourtour du chœur.

C'est le cardinal François de Clermont-Lodève qui a donné une nouvelle impulsion à la construction de la cathédrale. Ses armoiries figurent sur les quatorze arcs-boutants du côté sud.
Homme de goût ayant vécu en Italie, il commanda à Arnaud de Moles les vitraux, réalisés entre 1507 et 1513, qui ornent les dix-huit fenêtres basses du chevet. Il a aussi commandé l'autel de Sainte-Catherine réalisé en 1521, la Mise au tombeau et les stalles. Ces dernières n'ont été terminées que sous son successeur, François de Tournon. Sous l'épiscopat de Mgr de Clermont-Lodève, on voit apparaître le nom de Méric Boldoytre qui semble être mort en 1538.

En 1544, les travaux ont atteint le niveau d'un des cadrans solaires. La cathédrale est consacrée le 12 février 1548 alors que la construction de la nef, des bas-côtés et des portes se poursuivait. En 1551, les archives mentionnent le nom de Jean Gorrée, dit Normand, comme maître maçon. Son testament date de juillet 1551. On voit ensuite apparaître le nom de Jean de Beaujeu.

Dominique Bertin, huchier toulousain, signe un contrat le 15 mars  1551  pour l'achèvement des stalles.

En 1561, le second cadran solaire est gravé sur la façade sud. L'érection des clochers a dû commencer vers 1559. C'est en 1560 que l'architecte Jean de Beaujeu a terminé la porte du bas-côté nord, comme le prouve l'inscription qu'on peut y lire. En 1562, on peut lire la même signature au pied de l'autre tour de la façade occidentale. Jean de Beaujeu meurt en 1568 et est enterré sous un des trois porches qu'il a réalisés. Il est remplacé comme maître d'œuvre par Antoine Labernye, puis vers 1571 par Pierre Bouldoutre, et vers 1586 par Jacques Carrière.

En 1609, la nef principale n'a pas encore de voûte. Seul le déambulatoire et les chapelles sont voûtés. La façade occidentale n'est pas encore terminée, ainsi que les sculptures des porches latéraux (les portails latéraux sont restés inachevés).

L'archevêque Léonard de Trappes avait commandé à Pierre II Souffron le grand autel du chœur. Guillaume Bauduer est l'architecte de la fabrique en 1610. Mais pour la construction de la voûte du chœur, la fabrique va s'adresser à un spécialiste, Pierre Levesville. Il avait réussi à refaire la voûte de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, entre 1609 et 1612, partiellement détruite par un incendie. Un bail à besogne est passé avec lui le 22 septembre 1617. La voûte a été réalisée en briques, sauf les ogives qui sont en pierre. Levesville s'est associé à Bauduer sept jours plus tard. Le bail à besogne prévoit qu'il abatte cinq rangs de pierre de taille au-dessus des arcades des galeries du triforium et fasse les fenêtres conformément à l'ordonnance qu'elles avaient à leur commencement, qu'il réalise la voûte et les arcs-boutants pour la somme de 75 000 livres. La première pierre de cette voûte est posée le 16 mai 1618. En 1620, la voûte est terminée et on travaille alors aux vitraux des treize fenêtres du chœur.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, les voûtes de l'impressionnante nef. (Photo: Patrick Garcia)

 

Le 14 juin 1629, Mgr de Trappes consacre l'autel du Saint-Sacrement coiffé d’un ciborium, dais de pierre sculptée à jour. C'est sous l'épiscopat de Dominique de Vic que les plus grands progrès sont faits pour l'achèvement de l'édifice, puis que l'essentiel de la nef et de son voûtement sont réalisés. Le 16 juin 1629, le maître architecte Jean Cailhon passe un bail à besogne pour établir les voûtes de la nef, des bas-côtés, du transept, le pavé en pierre de taille, un autel dans chaque chapelle, les charpentes des combles. Le délai de réalisation prévu est de sept ans. On pose les vitraux de la nef en 1641 et on fait l'expertise avec la réception des travaux de Jean Cailhon.

C'est à son successeur Henri de La Mothe-Houdancourt que l'on doit l'achèvement de la cathédrale. Le 23 août 1670, Pierre Miressou, de Peyrehorade, signe le bail à besogne pour la construction des clochers suivant les plans anciens. C'est en 1677 que le maître sculpteur d'Auch François Auxion signe le contrat pour réaliser les bas-reliefs du premier ordre de la façade. Puis en 1680, Auxion, Miressou, Mercier s'engagent à faire les chapiteaux de la façade. En juillet, Auxion entreprend les sculptures du second ordre de la façade et de la porte principale.

Restauration de la cathédrale

Le Conseil départemental décide le 3 octobre 1793 la destruction des blasons se trouvant sur les murs et les voûtes de la cathédrale. L'évêque constitutionnel est mis en prison et l'entretien de la cathédrale n'est plus assuré.

Le siège de l'archevêché ayant été transféré à Agen par le Concordat du 15 juillet 1801, le Conseil Général refuse de verser des sommes importantes pour la restauration de la cathédrale d'Agen et demande dans sa séance du 18 octobre 1807 le rétablissement de l'archevêché à Auch.

En 1808, Napoléon Ier promet au cours d'un passage à Auch d'affecter des sommes pour la restauration de la cathédrale. Le décret du 24 juillet 1808 accorde 18 000 francs à cette opération.

Dimension principales

Longueur de l'édifice depuis le commencement du porche : 102,86 m

Largeur : 34,95 m

Hauteur des voûtes sous clé : 26,64 m

Hauteur des côtés : 14,34 m

Hauteur des tours : 44 m

Extérieur

La cathédrale a été construite suivant un plan en croix latine à nef - nef principale et bas-côtés - avec des chapelles périphériques et un transept non débordant.

L'accès à la cathédrale se fait par cinq portails : trois à l'ouest donnant accès à la nef et aux bas-côtés, et un à chaque extrémité du transept.

Vitraux d'Arnaud de Moles

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, une autre rosace.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 11 CHAPELLE DU PURGATOIRE

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 11 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

 

AUCH VIT 12 CHAPELLE DU COEUR DE MARIE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 12 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

Les vitraux d'Arnaud de Moles furent réalisés entre 1507 et 1513 (le dernier vitrail, celui de la Résurrection, indique dans son cartel la date de pose du 25 juin 1513 avec la signature du maître verrier). Bien qu'encore imprégnés de l'art du Moyen Âge, ils participent de la Renaissance et sont considérés comme les plus beaux de cette période. Émile Mâle écrivait  « pour l'ampleur de la pensée aucun travail de cette époque n'égale les vitraux d'Auch ».

AUCH VIT 13 CHAPELLE ND DE PITIE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 13 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 14 CHAPELLE STE ANNE DROIT A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 14 à droite commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 14 CHAPELLE STE ANNE GAUCHE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 14 à gauche commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 14 au centre commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 15 CHAPELLE STE CATHERINE DROIT A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 15 à droite commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 15 au centre commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 15 CHAPELLE STE CATHERINE GAUCHE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 15 à gauche commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

Les verrières sont présentes dans toutes les chapelles du déambulatoire (à l'exception de la chapelle du Saint-Sépulcre, alors adossée à l'archevêché). Après trois vitraux historiés, placés au commencement, au centre et à la fin du parcours, représentant respectivement la Création et le Péché, la Croix du Christ, et la Résurrection, les autres présentent des personnages bibliques : patriarches, prophètes, apôtres, auxquels viennent s'ajouter des personnages issus de la mythologie gréco-romaine, les Sibylles. La série commence du côté de l'Évangile, c'est-à-dire du côté droit de l'église en regardant l'ouest, avec la chute originelle, et se termine du côté de l'Épître avec la Résurrection, en passant par le vitrail situé dans l'axe, la Crucifixion du Christ.

AUCH VIT 16 CHAPELLE ST SACREMENT CENTRE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 16 au centre commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 16 CHAPELLE ST SACREMENT GAUCHE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 16 à gauche commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 16 CHAPELLE ST SACREMENT DROIT A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 16 à droite commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

Autres verrières

En 1620, les fenêtres hautes du chœur commencent à être posées. Elles sont garnies extérieurement de grillages. Elles ont été réalisées par le verrier d'Auch, François Bierges, et le verrier de Gimont, Pierre Autipout.

En 1641, Jean Cailhon fait poser les grillages de protection de trente-trois fenêtres. Pierre Autipout pose les vitraux des trois roses et des dix-huit fenêtres hautes de la nef.

AUCH VIT 18 CHAPELLE ST LOUIS CENTRE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 18 au centre commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 18 CHAPELLE ST LOUIS DROITA

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 18 à droite commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 18 CHAPELLE ST LOUIS GAUCHE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 18 à gauche commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 19 CHAPELLE DE LA COMPASSION A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 19 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 20 CHAPELLE ND ESPERANCE A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 20 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH VIT 21 CHAPELLE ND A

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, vitraux de la chapelle 21 commentés.  (Photo: Patrick Garcia)

En 1648-1649, on pose les vitraux des chapelles latérales, œuvres du verrier flamand Jacques Damen.

Mise au tombeau

La série de verrières d'Arnaud de Moles s'interrompt à la chapelle du Saint-Sépulcre où se trouve la Mise au tombeau. C'est une œuvre qui a été attribuée à Arnaud de Moles à cause de la parenté de certains détails du profil des visages. Émile Mâle a montré que la Mise au tombeau s'inspire plus de la mise en scène des mystères que des Évangiles. Cependant la représentation est basée sur les Évangiles de Matthieu 27,55-61 et de Jean 19,38-42.

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, la superbe Mise au Tombeau.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH MISE AU TOMBEAU 857 copie

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, autre vue de la Mise au Tombeau.  (Photo: Patrick Garcia)

Les deux vieillards, Nicomède et Joseph d'Arimathie tiennent le linceul du Christ. Joseph d'Arimathie tient la tête de Jésus, Nicomède tient les pieds. Cette disposition est due à la différence de statut social des deux personnages : Joseph d'Arimathie est un membre du Conseil du Sanhédrin qui a offert le tombeau, Nicomède est un scribe. Derrière, saint Jean à gauche soutient Marie, mère de Jésus, qui est placée près de la tête. L'Évangile de Matthieu cite trois autres femmes : Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joseph, Salomé, la mère des fils de Zébédée, Jacques le Majeur et Jean, et Marie de Magdala. À côté de la Vierge, on voit une femme qui porte la couronne d'épines, puis deux saintes femmes dont Marie-Madeleine à l'extrémité droite.
Au-dessus, le Trône de Gloire : Dieu le Père tient entre ses mains le Christ en croix, une colombe symbolisant le Saint-Esprit se trouve entre le Père et le Fils. Deux gardes surveillent le tombeau.

La Mise au tombeau est datée du début du XVIe siècle.

Chœur

Le chœur d'Auch constitue presque une église dans une église avec ses vastes dimensions, 33,80 m sur 11,80 m. Il est entièrement clôturé par le retable monumental de Pierre II Souffron à l'Est, et par les stalles sur les trois autres côtés. Le chœur a reçu, sous Mgr de Salinis, un pavement de mosaïque et, dans son pourtour extérieur, un riche revêtement en chêne clair. 

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, implantation des sculptures des stalles.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, explications des stalles.  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, autel baroque face aux stalles. (Photo: Patrick Garcia)

Les stalles en beau chêne dur et patiné sont au nombre de 112 dont 40 basses. Il y a 60 hauts dossiers avec une grande figure sauf les deux hautes stalles réservées où il y a deux grandes figures. Chaque haut dossier est séparé par des contreforts ornés chacun de quatre figures. L'ensemble comprend un dais continu que couronne une crête. Elles sont en cœur de chêne, longtemps resté immergé dans l'eau. Si l'origine des travaux est estimée aux alentours de 1510, étalés sur plus de quarante ans, on ignore totalement le nom des auteurs, si ce n'est le dernier, chargé des derniers aménagements, en 1552-1554 : le sculpteur toulousain Dominique Bertin. Les stalles présentent une exceptionnelle richesse d'ornementation, pas moins de 1 500 motifs différents : représentations bibliques, vies des saints, mythologie, faune et flore, bestiaire fantastique, mêlant donc la ferveur mystique du Moyen Âge et l'éclectisme humaniste de la Renaissance.

AUCH STALLES 874 copie

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, Stalles, la "Résurection de Lazare".   (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, Stalles, "le Couronnement d'Epines".  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH STALLES 876 copie

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, vue du côté gauche. (Photo: Patrick Garcia)

AUCH STALLES 878 copie

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, stalles,"Ponce Pilate se lave les mains".  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, stalles, "Jésus met la Croix sur l'Epaule".  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie: Ste Marie, satalles, un foisonnement de sculptures.  (Photo: Patrick Garcia)

AUCH STALLES 889 copie

 

Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles hautes et "miséricordes" sous les sièges. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles,"Marie visite sa cousine Elisabeth".  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, "Naissance du Fils de Dieu."  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles,"un An ge réveille les Bergers".  (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, "Porte Dorée, St Joachim et Ste Anne". (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, superbes détails. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, superbes détails. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, stalles, superbes détails. (Photo: Patrick Garcia)

Comme pour les vitraux, c'est un mélange de personnages de l'Ancien, du Nouveau Testament et de Sibylles voulant montrer le parallélisme entre les prophéties et leur réalisation par la venue du Christ. Mgr Douais donnait les indications suivantes en 1896 :

  • les stalles no 1 à 22 auraient été faites entre 1515 et 1518,
  • celles du no 23 à 32 et 40 à 49, sous l'épiscopat du cardinal de Tournon (1538-1551),
  • le reste sous l'épiscopat du cardinal d'Este (1551-1563).

Jubé

On peut accéder au transept à partir des stalles par la porte du fond dite porte d'honneur. Il y avait autrefois au-dessus de cette porte un jubé « décoré de colonnes couplées d'ordre corinthien, de marbre du Languedoc, posées sur des piédestaux supportant un entablement couronné d'une balustrade de marbre rouge d'Italie ;… Sur la corniche de la porte, en avancement, on voyait les quatre Évangélistes assis près d'une table de forme antique, ayant chacun près de lui le symbole qui le caractérise. Ce groupe est de marbre blanc. Sous la table cette inscription "Gervais Drouet a accompli ce jubé avec les figures, l'an 1671" (P. Sentetz). En plus des figures des Évangélistes il y avait quatre statues de marbre blanc plus grandes que nature représentant aux extrémités David, Josué, et au centre la Vierge et saint Jean de part et d'autre d'un grand crucifix en bois doré. Le contrat avait été passé le 25 mars 1665. Les escaliers à vis qui y menaient avaient été commandés à l'architecte Pierre Miressou le 18 juillet 1670.

Le crucifix a été brûlé en 1793. Le jubé, démoli sous l'épiscopat de Mgr de Salinis (1856-1861) et remplacé par l'avant chœur actuel. Les sculptures ont été placées sur la plateforme qui se trouve au-dessus du grand retable du chœur.

Orgues

La cathédrale est pourvue de deux orgues d'époques différentes :

Orgue de tribune :

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie,le Grand Orgue. (Photo: Patrick Garcia)

Le grand orgue de Jean de Joyeuse, terminé en juin 1694. L'organier avait reçu le 4 mai 1687 la somme de 60 livres pour venir à Auch où il arrive en 1688 et prend l'engagement de livrer en cinq ans un magnifique instrument, dont la composition est fixée en accord avec l'archevêque de Labaume de Suze et la fabrique de la cathédrale.
La tribune d'orgue a été réalisée en 1689 par les trois architectes, Barthélemy Duran, son fils Pierre Duran, et Barthélemy Biamouret. Le bail définitif pour la construction du grand orgue est passé le 29 janvier 1690 pour la somme de 16 000 livres. Le grand orgue est oublié au xixe siècle, ce qui lui permet d'échapper à l'adaptation à la musique romantique. En 1932, l'orgue est découvert silencieux mais intact par le musicologue Norbert Dufourcq. Il est restauré à partir de 1954 par le grand organier M. Gonzales et inauguré le 4 mai 1958. Le résultat de cette restauration ne fait pas l'unanimité car elle lui a fait perdre sa spécificité. Une nouvelle restauration est entreprise en 1994 par Jean-François Muno pour lui faire retrouver le son originel. L'orgue est inauguré le 9 octobre  1998 par Odile Pierre et André Isoir.

Orgue de chœur :

 L’orgue d'Aristide Cavaillé-Coll, est d’époque romantique, réalisé à la demande de l'archevêque d'Auch, Antoine de Salinis. À l'origine, le ministère des Cultes souhaitait la destruction d'une partie des aménagements du chœur : jubé en pierre et une partie des stalles. Le nouvel archevêque voulait conserver le chœur fermé et en aménager un autre à la croisée du transept. Cet position est peut-être due à la personnalité de l'architecte diocésain Jean-Charles Laisné, nommé lui aussi en 1856, qui voulait conserver le patrimoine de la cathédrale. Charles Laisné a donc dessiné un ensemble faisant office de jubé à l'arrière des stalles avec un orgue de chœur surmonté d'un grand calvaire dans le style gothique tardif. Les boiseries ont été réalisées par des menuisiers de Mauvezin, Thiebault et Corbel. Elles ont été présentées au palais de l'industrie de Paris et au salon de 1859. C'est probablement Charles Laisné qui a intéressé Aristide Cavaillé-Coll à l'aménagement car son chiffrage de l'orgue est soumis avec celui du projet présenté au préfet du Gers et à l'archevêque.

Crypte

On pouvait accéder à la crypte depuis la cathédrale par deux escaliers dont un, celui du nord, est muré. La crypte n'ayant eu pour but que de racheter la différence de niveaux due à la pente, elle est de plain-pied avec la cour de l'ancien archevêché. Elle comprend cinq chapelles placées sous les chapelles du déambulatoire.

Dans la crypte se trouve : 

  • le tombeau de saint Leothade, évêque d'Auch entre 691 et 718, sarcophage mérovingien en marbre blanc des Pyrénées, de l'école d'Aquitaine (il provient de l'ancienne abbaye Saint-Orens détruite sous la Révolution),
  • les tombeaux de saint Austinde et de saint Taurin, sarcophages de pierre sculptés dans le style Renaissance

La crypte a recueilli différentes reliques devant lesquelles venaient prier les pèlerins de Saint-Jacques, nombreux à Auch jusqu'au XVIIe siècle, et qui pouvaient être hébergés à l'hôpital Saint-Jacques.

La crypte a été profanée en 1793 et les sépultures violées. En 1850, l'archevêque a demandé un devis pour en faire la restauration. Un devis de restauration est proposé en 1851 par l'architecte Hippolyte Durand. Les travaux ont été faits par son successeur, Charles Laisné, après 1856.

Les tours-clochers

En 1672, les architectes Pierre Mercier et Pierre Miressus entreprirent l’édification des deux derniers étages des tours. Leur décor sculpté, terminé en 1680, est l’œuvre de François Auxion. Les deux tours sont occupées par une sonnerie de neuf cloches. Huit se trouvent dans la tour du Nord. La tour de l'horloge porte la plus lourde d’entre elles : le bourdon dédié à la Vierge Marie, coulé en 1852 et pesant 6 750 kg (2,18 m de diamètre).

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, superbe Vierge à l'Enfant. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, détail de la Pietà ci-dessous.. (Photo: Patrick Garcia)

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Auch (32) d'Artagnan et Ste Marie:  Ste Marie, une Pietà récente, et peu banale en cuir!. (Photo: Patrick Garcia)

Chapitre de la cathédrale jusqu'à la Révolution

Le chapitre de la cathédrale suivit pendant cinq siècles la règle de saint Augustin jusqu'à sa sécularisation en 1548.

Vingt-cinq chanoines le composèrent jusqu'en 1331, réduit à vingt à cette date, tous nobles, et quatre laïcs, dits chanoines honoraires : le comte d'Armagnac ou le roi de France, son successeur et héritier, les barons de Montaut, de Montesquiou et de l'Isle.

 PATRICK GARCIA

(avec l'aide de l'encyclopédie Wikipédia)