MAISON 268 copie

Revenu chercher un peu de soleil au Pays Basque, après le Béarn, trop triste par temps couvert, je gare mon camion à 7 kms d’Ainhoa, dans une petite bourgade, "SARE", faisant partie des « Plus beaux villages de France ».

     Pour l’occasion, n’ayant aucune possibilité de garer mon véhicule de près de 7m dans la cité, je me rabats sous le village sur le parking ombragé du cimetière. Il fait beau, l’endroit est calme, loin des grandes artères, dominé par le village masqué par les arbres. Tout de suite je me rends compte que ce cimetière n’est pas comme ailleurs, il est entretenu avec art et amour par les 1 500 habitants du village. Je suis ébahi par la fréquentation du lieu.

SARE TRAJET

 

Sare (64): trajet à partir de Ste Livrade sur Lot

    Il y a constamment du monde, les gens s’y promènent, s’y parlent, entretiennent les tombes,  s’y recueillent, mais sur tous les visages, une sorte de quiétude, de paix de l’âme… Tous fréquentent assidûment les chers disparus. Jeunes, très jeunes, ou moins jeunes sont là en permanence, ne laissant jamais seuls les trépassés. Il fait quasiment presque nuit quand arrive la dernière auto, un couple âgé qui porte une corbeille de fleurs naturelles ! Et ce matin, dès l’aurore, la première visite est arrivée à 7h30…. Je n’ai jamais vu cela….

    Le rapport à la famille est évident…

     Pour ma part, même si je suis admiratif et surpris, je pense que nos chers disparus sont dans nos cœurs, et, si j’aime fréquenter les cimetières pour la beauté intrinsèque de certains lieux, je n’y vais par obligation morale ou par devoir…. Mes disparus seront toujours bien présent en moi, jusqu’au bout de mon chemin…

STELE 13 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un lieux de paix aux stèles typiques. (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 214 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : nuelle par ailleurs les disparus ne sont autant honorés. (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 215 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Il est de tradition que les familles sculptent leurs stèles familiales.  (Photo : José Patrick Garcia)

      J’ai visité ce havre de paix et parlé longuement avec une dame d’âge mur qui m’a expliqué la philosophie des gens du cru. Ils ne supportent pas la médiocrité de l’abandon. Ici, chaque caveau, habité ou neuf (inhabités), en prévision, est décoré de stèles discoïdales (presque toujours) très élaborées.

       Une sur 3 ou 4 est munie de la « svastika basque ». Les plaques et les stèles sont travaillées par des artistes locaux ou même par les gens eux-mêmes. Les figures géométriques sont la grande majorité. Peu de dates sur ces caveaux, on y trouve surtout le nom de la famille, ce sont des caveaux familiaux, comme les grandes maisons basques sont un bien communautaire. Seules les plaques posées en hommage, révèlent le nom (parfois) des défunts…

STELE 216 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Il est de tradition que les familles sculptent leurs stèles familiales.  (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 217 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Il est de tradition que les familles sculptent leurs stèles familiales.  (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 218 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Il est de tradition que les familles sculptent leurs stèles familiales.  (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 219 copie

STELE 221 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Il est de tradition que les familles sculptent leurs stèles familiales.  (Photo : José Patrick Garcia)

   L’âme basque est racontée dans ces petits monuments. Le pastoralisme y est représenté par de belles plaques de pierre où l’on a sculpté un berger surveillant son troupeau, ici, ce sont les attributs de la ferme, les moutons, bœufs et montagnes, là, la charpente d’une maison traditionnelle du Labourd et ses colombages…

COLOMBARIUM 232 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un colombarium en forme d'allée couverte où trône un dolmen! (Photo : José Patrick Garcia)

COLOMBARIUM 243 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un colombarium en forme d'allée couverte où trône un dolmen! (Photo : José Patrick Garcia)

COLOMBARIUM 244 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un colombarium en forme d'allée couverte où trône un dolmen! (Photo : José Patrick Garcia)

      Suprême attention, adjacent aux tombes, un ensemble de dalles de pierres levées, enserrent un vaste dolmen reconstitué. Si ce n’est l’aspect récent de l’ensemble, cette vaste reconstruction est magnifique. L’enceinte du monument est parsemée de  portes carrées, en fait, ce n’est ici, je le pense, qu’un columbarium… Mais qu’elle classe ! C’est beau, et cela n’a rien à voir avec les constructions du même type qui parsèment à présent notre pays, depuis la vogue de la crémation.

STELE 230 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : beaucoup d'imagination dans ces stèles typiques... (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 236 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un petit chef d'oeuvre... (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 237 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : sur celle-là, les péchés mignons du disparu sont représentés.  (Photo : José Patrick Garcia)

STELE 238 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : nouveau petit chef d'oeuvre. (Photo : José Patrick Garcia)

 

STELE 240 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : toute l'âme basque... (Photo : José Patrick Garcia)

   Partout les tombes semblent quasiment neuves, tout est tiré au cordeau, propres, pas une fleur fanée, un pot renversé par le vent, une tombe abandonnée, pas un papier, et comme partout en Pays Basque, pas le moindre oubli, détritus ou mégot…. Tout est clair, sain, propre, et presque gai !!!

      Et comme la confiance règne, ici plus qu’ailleurs, tous les 20 mètres, une petite fontaine munie d’un robinet est à disposition des visiteurs pour remplir d’eau les vases ou nettoyer les plaques, et suprême raffinement, un arrosoir y est à disposition, et savez-vous, personne n’en a jamais volé un !

SARE UN VILLAGE QUI A UNE ÂME :

Voici ce que disent les écrits de cette petite et charmante bourgade fréquentée par de nombreux touristes.

     Sare, c’est une petite ville à la frontière avec l'Espagne, qui est adossée à la chaîne pyrénéenne, qui forme autour du bassin occupé par le bourg un cirque ouvert vers l'est et le nord. Pendant la Révolution française, les Basques du Labourd sont accusés de garder des relations avec les Navarrais et les Guipuscoans, ce qui conduit à la déportation de la totalité des habitants de Sare en mars 1794 dans des conditions très précaires. Dans cet épisode tragique, une partie de la population perd la vie du fait de la déportation et de la famine, conséquence des pillages. La commune recèle un habitat ancien, dont certaines, parmi les 283 maisons recensées à la fin du XXe siècle, datent partiellement du XVe. L'architecture traditionnelle de ces édifices, leur décoration extérieure et leur orientation définissent l'archétype de la maison labourdine rurale tel qu'il existe dans l'imagerie populaire sous le vocable de « maison basque ». 

MAISON 268 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : une des maisons labourdines les plus typiques. La maison landaise s'en inspirera beaucoup. (Photo : José Patrick Garcia)

      « Plaza », est le quartier central, près de l’église, Saint-Martin, la maison Ospitalia semble indiquer qu’une étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, bien qu’éloignée des voies principales, a existé dans le village. On y trouve aujourd’hui le triptyque habituel des villages basques, l’église Saint-Martin, la mairie et la place de jeu de paume. 

 Près de l’église, à l’angle opposé à celui occupé par la mairie, se dresse la maison Plazza Etcheverria. Le rez-de-chaussée de cet édifice constitue l’ancienne halle. Sur le pilier séparant les deux arches était fixé un anneau auquel on attachait les malfaiteurs en attente d’être pris en charge par la maréchaussée ; plus tard cet anneau fut utilisé pour les animaux destinés à l’abattoir.

A LA DECOUVERTE DES MAISONS BASQUES ANCIENNES :

À la différence d’autres villages basques, l’habitat traditionnel est dispersé, et les maisons à l’extérieur du bourg sont assez souvent isolées, voire très éloignées les unes des autres.

« […] En Pays basque, les biens comprenaient la maison ancestrale avec ses appartenances et ses dépendances, meubles et immeubles, terres labourables et incultes, instruments aratoires, bétail et animaux domestiques, ainsi que les droits d’usage sur les terres communes qui appartenaient dans l’indivision à toutes les maisons de la paroisse […]. L’ensemble constituait une unité intangible […]. Le corollaire nécessaire de l’inaliénabilité du patrimoine familiale était le « droit d’aînesse ». Un seul enfant à chaque génération héritait des biens de famille […]. »

Lorsqu’au XVIIIe siècle, la population rurale se met à augmenter fortement, les cadets qui ne rentrent pas dans la religion, qui ne s’expatrient pas ou qui ne deviennent pas marins, choisissent souvent de s’installer dans des bergeries (bordesborda) dépendant de « maisons-souches » — appartenant donc à la maison dont elles portent le nom, augmenté du substantif -borda ; ainsi on trouve  Arotzainea  et  Arotzainekoborda, ou Ihartzegaraia et Ihartzegaraikoborda. Alors que les « maisons-souches » forment l’essentiel des hameaux et villages, les « maisons-filles » se trouvent à la périphérie, près des sommets, des terres incultes, de pâturage, ou des terres communes de la paroisse, mais jamais au-delà de 250 mètres d’altitude.

Sur les 283 édifices traditionnels mentionnés plus haut, on dénombre 93 maisons-souches plus ou moins agglomérées, 97 maisons-souches dispersées et 93 bordes reconverties en maisons-filles, habitat dispersé par définition.

La maison Labourdine:

Ces maisons suivent une même tradition architecturale, qui est devenue l’archétype de la maison labourdine — voire basque, alors que la maison navarraise, ou souletine, est très différente — dans l’imagerie populaire. Elle est issue de traditions artisanales locales et de pratiques socio-culturelles très anciennes. Initialement et jusqu’au XVe siècle construite en bois, puis adaptée, remaniée en pierre — certaines des maisons de Sare possèdent encore des ossatures antérieures au XVe siècle — elle présente des encadrements de baies et des murs gouttereaux en pierre au côté de la décoration des bois apparents (poutres, abouts de solives, pannes, sablière des colombages, planches de rive), de couleur rouge sang, vert ou bois foncé. À Sare, 81,1 % de ces maisons anciennes ont leur façade principale orientée dans un angle nord-est - sud-est.

La maison ou ferme basque est le type de construction domestique qui influe sur le principe d'organisation de la vie sociale traditionnelle du Pays basque, unité de base et pierre angulaire de la société. Selon les lois des Basques, ou Fors, la maison était généralement transmise, ainsi que toutes ses dépendances, à l'ainé de la famille, voire à l'aînée en Labourd.

MAISON 235 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Aux couleurs traditionnelles, ces fermes sont des entités familiales qui ont traversé le temps, les enfants construisent souvent tout proche. (Photo : José Patrick Garcia)

La maison basque, qui s'identifie volontiers à la famille (notamment par le nom porté), est un des exemples historiquement les plus caractéristiques dans le monde de système à maison, concept des sciences sociales maintenant assimilé à celui de famille souche. Ce système de droit coutumier fondé sur la permanence de la résidence transmise en succession unique (préciputaire), connu au Pays Basque depuis plusieurs siècles, a aussi été décrit sous des formes variables dans le grand quart sud-ouest de la France actuelle, le Nord de l'Espagne, l'arc alpin ou encore le Japon. La maison basque se distingue de la plupart des systèmes à maison par la persistance de ses traditions au XXIe siècle.

La maison comme unité sociale;

   Si les fors (Les Fors basques sont un ensemble de recueils de  coutumes rédigés entre les XIIIe et XVIe siècles par les Basques eux-mêmes lorsque chacune des sept provinces basques en est venue à accepter la domination d'un souverain étranger.) et la valeur sociale particulière de la maison basque sont connus et identifiés depuis plusieurs siècles, c'est surtout à partir des années 1960 qu'ils ont commencé à être étudiés de façon systématique et ont acquis une notoriété académique particulière. L'anthropologue basque espagnol Julio Caro Baroja fut un pionnier des études académiques sur la maison basque, qu'il débuta dès les années 1940; sa monographie La vida rural en Vera de Bidasoa (1944) reste encore aujourd'hui un grand classique de l'ethnologie rurale et a inspiré de nombreuses recherches, faisant du Pays Basque l'une des régions de système à maison les plus étudiées au monde. Des ethnologues français et anglo-saxons se sont particulièrement intéressés à l'importance structurale de la maison, aux rites funéraires, aux pratiques d'élevage, aux spécificités du système d'héritage, à la place de la femme dans la société basque.

MAISON 265 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Bâtiments et couleurs typiques.... dans le centre de Sare. (Photo : José Patrick Garcia)

Transmission de la propriété

    La propriété de la ferme et ses terrains ont toujours été transmis intégralement au sein d'une même famille. Cette tradition de ne pas morceler la propriété garantissait la survie et le maintien au dessus du minimum nécessaire. Comme dans les autres régions de système à maison, la maison basque, intimement liée à la terre qui est la source de subsistance, est d’une extrême importance. Elle symbolise la pérennité, la sécurité et la continuité de la propriété doit être protégée pour que celle de la famille soit assurée. Au Pays basque, un système juridique original s’est constitué qui, tout en garantissant la transmission de la propriété au sein de la famille, a fortement influé sur le système politique régional (voir ci-après L’Etxe, objet social et politique), s’appuyant sur les assemblées de « maîtres de maison ». Ce droit coutumier, appelé For en français (Fueros en castillan) en usage jusqu’à la Révolution, a perduré en pointillé jusqu’à nos jours, faisant fi de la Constitution et du Code Napoléon.

     La maison et ses dépendances se transmettent en totalité à un seul héritier, le plus souvent l’aîné, qu’il soit garçon ou fille en Labourd. Il est le « Maître de maison » en tant qu’héritier d’une « maison de Maître ». Les biens de famille, dits avitins, c'est-à-dire marqués d’indisponibilité, ne peuvent être vendus, légués ou hypothéqués sans l’accord formel de l’héritier. Il arrivait que celui-ci, frappé par la mauvaise fortune dusse revendre tout ou partie de son héritage. Lui-même ou ses descendants disposaient alors pendant 41 ans du droit de racheter la propriété au prix de vente initial (droit de retrait lignager).

7

Sare (64), la belle Labourdine : tout le charme des maisons basques... (Photo : José Patrick Garcia)

 

 

8

 

Sare (64), la belle Labourdine : Notez la ressemblance avec la maison landaise.... (Photo : José Patrick Garcia)

Ce droit coutumier désavantageait à l’évidence les cadets de la famille. Certains d’entre eux se révoltèrent et occupèrent, comme à Saint-Étienne-de-Baïgorry, des terres communes, possédées par les maîtres, ou s’installèrent dans des bordas (maisons rustiques destinées aux troupeaux et à leurs bergers) et créèrent ainsi de nouveaux peuplements. Ces nouveaux feux sont à l’origine, entre autres, des villages de Banca, des Aldudes et d’Urepel.

"L’etxe", objet social et politique

« La maison traditionnelle basque est une institution de caractère économique, social et religieux, intégrée dans une famille, qui représente les habitants actuels en communion avec l’âme des ancêtres. Elle est porteuse d’une tradition, chargée de fonctions religieuses auxquelles elle ne peut renoncer. Tout ceci a modelé l’etxe de telle sorte qu’elle a pu jouir du droit d’asile ; elle a été inviolable et devait être transmise intacte, indivise, au sein de la famille.(…) La famille est la société de ceux qui ont le même sang et sont unis à la même maison. Elle est constituée par les parents, les enfants et les ancêtres. Ils ont la même maison pour refuge, lieu de travail et de réunion, chapelle et tombe. Cette maison, ainsi que les terres et les biens qui lui sont attachés, maintiennent fortement unis, jusqu’à nos jours, à la maison, ceux de la maison. » C'est ce sentiment de codépendance famille/maison que traduit le vocable Gure Etxea .

La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe ou etche. Seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison. Jusqu'au XVIIe siècle, il est fréquent que le nom de la maison devienne le patronyme de l'enfant qui y naît. Témoin de l'importance que les Basques accordaient à leurs maisons, aujourd'hui encore des familles entières portent des noms de maisons, comme Etcheverry → maison neuve, Harguindeguy → atelier du maçon, etc. Qu'elle soit de statut noble, franche ou fivatière (dépendant d'une autre maison), les termes de "maison" et d'"homme" étaient interchangeables et comme synonymes.La société basque privilégiait donc, non l'individu, mais la famille.

5

 

Sare (64), la belle Labourdine : Ces bâtiments sont souvent très vieux, la preuve.... (Photo : José Patrick Garcia)

6

 

Sare (64), la belle Labourdine : la maison basque se singularise en ayant la façade principale sur le côté le plus étroit! (Photo : José Patrick Garcia)

Le droit coutumier se traduit également en termes de démocratie locale puisque jusqu’à la fin du XIXe siècle, une voix dans les assemblées capitulaires, sortes de conseils municipaux, où se traitaient les décisions concernant la vie de la paroisse rurale (utilisation des forêts communales, droits de pacage, etc.), était accordée à chaque maison. Le suffrage universel scellera le sort de ce droit coutumier, qui ne donnait le droit de vote qu’à quelques-uns, les maîtres de maison, porte-parole de leur famille. Une hiérarchie, découlant de ce droit coutumier, trouve sa lecture dans certains éléments de la maison basque, puisque chaque niveau tenait à faire reconnaître sa prééminence sur les niveaux inférieurs, et souhaitait s’en distinguer. En particulier, certains linteaux en portent la trace, comme celui de cette maison de Saint-Étienne-de-Baïgorry qui arbore la devise suivante : « Infançon sortu niz, Infançon hilen niz » « Infançon je suis né, Infançon je mourrai ».

 LIEUX ET MONUMENTS DE SARE

 

L'EGLISE ST MARTIN

MAISON 248 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : l'impressionnante église St Martin. (Photo : José Patrick Garcia)

L'église Saint-Martin date partiellement du XIIe siècle. Il s’agit d’un édifice rectangulaire dont les dimensions intérieures sont de 36,75 m sur une largeur de 15,80 m ; elle s’élève à 12,75 m de hauteur et elle est dominée par un clocher qui culmine à 30 m et dont la fonction semble avoir été, outre de contenir les cloches, la surveillance du cirque de frontière qui suit la ligne de crête. Il s’agit d’une église fortifiée, dont les murs de base sont d’une épaisseur de 1,20 m. Elle fut surélevée sur l’initiative et les deniers du curé Pedro de Axular en 1641.

BALUSTRADES 250 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Avec le renouveau religieux, les églises n'étant pas élastiques, on construisit des galeries superposées pour multiplier les surfaces offertes aux croyants.  (Photo : José Patrick Garcia)

BALUSTRADES 251 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : Les hommes étaient sur les galeries, les femmes assises en bas. (Photo : José Patrick Garcia)

BALUSTRADES 257 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : sur le narthex trône l'orgue. (Photo : José Patrick Garcia)

BALUSTRADES 260 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : comme toujours, le chevet est toujours très décoré. (Photo : José Patrick Garcia)

Comme partout au Pays basque, elle possède des galeries - balcons de bois. L’église Saint-Martin, avec ses trois galeries, offre environ 700 places assises. Elle recèle un ensemble de mobilier — cinq autels, cinq retables, une clôture de chœur, des lambris de revêtement, un escalier, des tableaux et des statues — inventorié par le ministère de la Culture.

SARE EGLISE INT 253 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : un chevet superbe. (Photo : José Patrick Garcia)

 

SARE EGLISE INT 263 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : plaque funéraire dans l'église, daté de 1643. (Photo : José Patrick Garcia)

D'autre part, une plaque : «  Ceci est le siège et le caveau de la benoîte actuelle et de celles à venir » — signale la tombe et la place traditionnelle des benoîtes. Sur le clocher se trouve l'inscription : « Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egortzen » (« toutes les heures blessent l'homme, la dernière l'envoie au tombeau »).

HISTOIRE : SURTOUT LA REVOLUTION ET L’EMPIRE :

En 1790, Sare devint le chef-lieu d'un canton comprenant les communes d'Ainhoa, Ascain et Sare, et dépendant du district d'Ustaritz.

En février 1794, au plus fort de la Terreur, et à la suite de la désertion de quarante-sept jeunes gens d'Itxassou, le Comité de salut public — arrêté du 13 ventôse an II - 3 mars 1794 — fit arrêter et déporter une partie des habitants (hommes, femmes et enfants) d'Ainhoa, Ascain, Espelette, Itxassou, Souraïde, ainsi que tous ceux de Sare, communes décrétées, comme les autres localités proches de la frontière espagnole, « communes infâmes ». Cette mesure fut étendue à Biriatou, Cambo, Larressore, Louhossoa, Mendionde et Macaye.

Les habitants furent « réunis dans diverses maisons nationales, soit dans le district d'Ustaritz, soit dans celles de la Grande Redoute, comme de Jean-Jacques Rousseau ». En réalité, ils furent regroupés dans les églises, puis déportés dans des conditions très précaires à Bayonne, Capbreton, Saint-Vincent-de-Tyrosse et à Ondres. Les départements où furent internés les habitants des communes citées furent le Lot, le Lot-et-Garonne, le Gers, les Landes, les Basses-Pyrénées (partie béarnaise) et les Hautes-Pyrénées.

Le retour des exilés et le recouvrement de leurs biens furent décidés par une série d'arrêtés pris le 29 septembre et le 1er octobre 1794, poussés dans ce sens par le directoire d'Ustaritz : « Les ci-devant communes de Sare, Itxassou, Ascain, Biriatou et Serres, dont les habitants internés il y a huit mois par mesure de sûreté générale, n'ont pas été cultivées. Les habitants qui viennent d'obtenir la liberté de se retirer dans leurs foyers, demandent à grands cris des subsistances sans qu'on puisse leur procurer les moyens de satisfaire à ce premier besoin de l'homme, la faim. ». La récupération des biens ne se fit pas sans difficulté, ceux-ci avaient été mis sous séquestre mais n'avaient pas été enregistrés et avaient été livrés au pillage.

MAISON 269 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : rue centrale de Sare. (Photo : José Patrick Garcia)

 

MAISON 273 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : toutes ces maisons sont répertoriées, elles ont, pour beaucoup, connues les tragiques évênements de la Révolution et des guerres.... (Photo : José Patrick Garcia)

Le maire de Sare, Martin Dithurbide, assisté de 33 notables, adressa aux autorités une pétition qui décrit les conditions de vie durant cette période de déportation de la population :

« Nés dans une contrée qui avait conservé une ombre de liberté au sein du despotisme [...] avec quelle ardeur n'avons-nous pas couru à l'heureuse révolution qui a rétabli le peuple français dans les plénitude de ses droits ! [...]. Nous avons seuls été chargés de construire les baraques qui sont entre Beaugard (Saint-Pée-sur-Nivelle), Ascain et Sare [...]. Nous avons employé plus de 3 000 journées pour les retranchements du camp des Sans-culottes et autres ouvrages publics. Nous avons fourni une quantité immense de briques et de bois de chauffage [...]. Toutes les réquisitions en grains, en fourrages, vêtements, contingents d'hommes ont été ponctuellement exécutées [...]. Pour comble de tourments, plusieurs de nos jeunes filles ont été invitées par nos satellites à se procurer les moyens de subsister par les prostitutions ; nous les avons vues rapporter à leur mère mourant de faim et de soif, des morceaux de pain de maïs ; elles versaient des larmes dont nous ignorions la cause, mais leurs voyages répétés chaque jour nous ont enfin dévoilé cet affreux mystère et nous avons frémi de désespoir et d'horreur [...]. Les biens, meubles et immeubles des habitants de Sare, n'ont été ni constatés ni légalement décrits ; tous nos meubles et effets mobiliers ont été enlevés et portés confusément dans les communes voisines. Au lieu de les déposer dans des lieux sûrs, on en a vendu une partie aux enchères, et une autre partie sans enchères […]. »

Alors que l’armée impériale était engagée dans la guerre d'indépendance espagnole, les Espagnols des Cinco Villas firent un coup de main sur Sare, qui devait demeurer dans l’histoire sous le nom de guerre des chemises. Le 8 octobre 1812 en effet, les voisins navarrais « entrèrent à Sare par la gorge de Vera […] sans aucune provocation de la part de ses habitants […] et y ramassèrent des armes, des chemises et en enlevèrent des gens paisibles […] ». Les habitants furent bientôt libérés sous caution, qui resta un objet de litige entre le cautionnaire-payeur et la commune de Sare jusqu’en 1822.

L'année 1813 vit les troupes anglo-hispano-portugaises battre les armées françaises à Vitoria, et remonter vers le nord pour pénétrer en France. Le maréchal Soult établit une ligne de défense entre Hendaye et Saint-Jean-Pied-de-Port, qui se traduisit localement par la construction de neuf redoutes. Le duc de Wellington installa un observatoire au sommet de la Rhune et engagea, dès le 7 octobre, 40 000 hommes face aux 15 000 soldats français. Durant les combats acharnés, les ouvrages changèrent plusieurs fois de mains. Le 10 novembre 1813, les redoutes Alchangue et Koralhandia furent submergées dès les premières heures de la matinée, bientôt suivies de celles de Sainte-Barbe et de Granada. Alors que Sare était envahie et que l’ouvrage de la Madeleine sombrait à son tour, les redoutes Louis XIV et Zuharmendi, plus au nord, tombaient une à une. Les troupes françaises se replièrent sur Saint-Pée-sur-Nivelle dans l’après-midi, alors que les combats se poursuivaient autour des redoutes, jusqu’au 13 novembre à celle de Sainte-Barbe.

MAISON 282 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : le centre ville et la place. (Photo : José Patrick Garcia)

MAISON 283 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : le centre ville et la place. (Photo : José Patrick Garcia)

MAISON 287 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine : le centre ville et la place. (Photo : José Patrick Garcia)

 

LE CHEMIN DE FER DE LA RHUNE :

Le chemin de fer de la Rhune permet, depuis le 30 juin 1924, de rejoindre le sommet de la Rhune, à 905 m, depuis le col de Saint-Ignace, situé à 179 m d'altitude. Il s’agit d'un train à crémaillère qui emprunte un itinéraire de 4,2 km de voie métrique sur les territoires d’Ascain et de Sare.

FORTIFICATIONS DE LA RHUNE : DES LIEUX CHARGÉS D’HISTOIRE(S) !

 Les fortifications de la Rhune à l’époque contemporaine sont des ouvrages militaires, situés sur la montagne de la Rhune, à proximité immédiate et à l'ouest de la frontière entre l'Espagne et la France. Ils ont été construits pour certains d’entre eux lors de la campagne de 1793 - 1794 et réutilisés par la suite pour contenir l'avancée des troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise du futur duc de Wellington. Plus de vingt redoutes se répartissent sur le territoire des communes d'Ascain, de Sare et d'Urrugne et partiellement sur ceux de Saint-Pée-sur-Nivelle et de Biriatou.

SARE CHEMINS 277 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine: départ du GR vers les redoutes où se déroulèrent de si violents combats.  (Photo : José Patrick Garcia)

SARE CHEMINS 279 copie

Sare (64), la belle Labourdine: les sentiers sont parfaitement entretenus. (Photo : José Patrick Garcia)

 

 

Les combats de la fin du XVIIIe siècle se sont déroulés principalement sur la commune d’Urrugne. Les forces révolutionnaires sont alors déployées dans les redoutes Louis XIV, de Bertuste, de la Bayonnette et des Émigrés situées sur la frontière et surveillant la Bidassoa ainsi que la route qui vient de Vera de Bidassoa. Le dispositif parvient à contenir l’avancée des assaillants espagnols. Théophile de La Tour d'Auvergne, « premier grenadier de la République », s’illustre particulièrement durant ces affrontements.

Toute autre est la situation du début du XIXe siècle. Wellington s’avance en conquérant et essaie avec succès de faire sauter le verrou de Sare, en partant à l’assaut des pentes de la Rhune, avant de se diriger vers Bayonne. Sous les ordres du maréchal Soult, l’armée française résiste vaillamment en défendant les redoutes de Zuhalmendi, de Grenada ou de la chapelle de la Madeleine. La faiblesse du dispositif, mal adapté à des actions de contre-attaque, alliée à l’inexpérience des défenseurs des redoutes d’Ermitebaïta et de Mendibidea, permet aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise de pénétrer le dispositif de défense et, finalement, de repousser les forces françaises vers Saint-Pée-sur-Nivelle.

Les redoutes, perchées sur les hauteurs, sont construites selon deux plans principaux, adaptés à la topographie. On trouve ainsi des redoutes en étoile, comme celle de Santa-Barbara, celle dite « de la borne frontière 29 » (BF 29), ou encore celle de la Bayonnette. D’autres forment des quadrilatères assez réguliers, telle la redoute de la chapelle de la Madeleine, ou des pentagones, comme la redoute des Émigrés ou celle de la chapelle d’Olhain. Un troisième type regroupe des formes moins usitées, comme l’ovoïde redoute Louis XIV de Sare, qui est probablement une réutilisation d’un ouvrage protohistorique. Treize de ces fortifications font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.

 

bataille des redoutes

Sare (64), la belle Labourdine: guerre autour des redoutes labourdines dans le secteur de Sare. (Photo du Net)

La Rhune est l’ultime sommet de la chaîne des Pyrénées avant l’océan Atlantique. Elle culmine à 905 mètres, son sommet et ses pentes étant partagés par quatre communes, Vera de Bidassoa en Espagne et Ascain, Sare et Urrugne en France. Elle domine un chapelet de collines qui s’étend sur les territoires de ces quatre localités. Les fortifications de la Rhune se présentent sous la forme de redoutes de forme étoilée — également dite « bastionnée » — polygonale ou ovoïde, juchées sur des positions élevées de crêtes ou de mamelons. Leur construction peut avoir été plus ou moins sommaire, certaines étant protégées par de simples fossés, ou adossées à des ruines existantes, comme la redoute de l'ermitage de la Rhune, à Sare. Certaines d'entre elles, comme la redoute Louis XIV de Sare, possèdent une origine protohistorique.

redoute de Mouiz -535m-

 

Sare (64), la belle Labourdine: ruines de la redoute de Mouiz située à 535 m. (Photo du Net)

restes de la redoute Louis 14

 

Sare (64), la belle Labourdine: ruines de la redoute Louis 14 au 19éme siècle. (Photo du Net)

Il s’agit de petites fortifications isolées, destinées à former un refuge pour les fantassins, condamnés autrement à se former en carré en terrain découvert. Les tranchées, généralement non couvertes, augmentaient la mobilité de l’infanterie, en lui permettant de se déplacer, tout en demeurant partiellement à l’abri. En contrepartie, ces ouvrages offraient peu de capacité de contre-attaques, compte tenu du faible nombre de soldats qu’ils pouvaient abriter et de la difficulté de s’extraire des tranchées. Seule une intervention extérieure pouvait dégager une redoute assaillie. Certaines d’entre elles disposaient de pièces d’artillerie, qui, étant données les fortes pentes de la Rhune, étaient souvent exposées aux tirs ennemis. Cette configuration s’est vérifiée en particulier lorsque les Alliés se sont emparés de la redoute de l’Ermitage, au sommet de la Rhune ; la crête fortifiée d’Alchangue s’est alors retrouvée sous le feu de leurs canons.

POUR LES VISITER

http://jmpouyet.blogs.sudouest.fr/archive/2015/03/21/redoutes-de-sare-et-d-ascain-20-mars-2015-1034293.html

(Voici le début de la description de cette balade que je vous incite à faire, car ce blog est très bien constitué de cartes, de photos et de dessins !)

Redoutes de Sare et d'Ascain, 20 mars 2015

 Dénivelé : 585m, Distance : une dizaine de Km (d'après JP. Dugène); Redoute se dit Geriza en basque

Temps maussade, température ressentie basse (8 à 9 °C) à cause de l’hygrométrie. C’est un jour d’éclipse de soleil par la lune mais nous n’avons rien observé du tout à cause du brouillard dense.

Ciska, Michel, Alain, Denis, François, Mokrane, Jean-Pierre et moi.

Rendez-vous sur le parking derrière l’église d’Ascain. De là nous prenons la rue du fronton Chourio (traducteur de la bible de Saint Luc en basque !) pour arriver à la ferme gîte Arraioa.

Avant d'y arriver, sur la gauche, on observe une maison avec 2 linteaux gravés sur pierre magnifiques du 18e, l'un sur une fenêtre, l'autre sur la porte d'entrée.

Plus loin, on peut voir sur la gauche une belle retenue d'eau (une nasse) surélevée avec à sa base l'ancien moulin. la date n'est pas lisible (1758?).

"Les guerres du 1er Empire ont laissé le long de la frontière franco-espagnole plusieurs dizaines de redoutes. La plupart ont été édifiées au cours du 1er Empire et notamment au cours de la campagne 1813-1814 qui a opposé au Pays basque les forces de Soult et celles de Wellington. A la suite de la contre-offensive déclenchée par le Maréchal Soult le 25 juillet 1813, les forces françaises avaient dû se replier sur Bera et le cours inférieur de la Bidassoa. Soult fait alors édifier le long de la frontière franco-espagnole une ligne défensive, à base de redoutes, de tranchées et de divers obstacles (notice Mérimée)"

CARTES DES REDOUTES DE SARE

 

Copie carte IGN, 1245 OT- On peut suivre les cinq  redoutes visitées ( les pastilles rouges)

9h22- 14m. Nous démarrons à droite de la ferme, par un chemin creux qui part direction Sud-est. Un panneau jaune indique "Sentier des sommets Bizkarzun - Esnaur 2h15". Nous longeons ensuite en nous élevant la rive gauche de l'Arrayoko erreka puis la direction panneau « Saint Ignace 1h30 ».

Nous laissons un portail qui barre un chemin, et prenons immédiatement à droite, un sentier qui monte  en longeant une clôture. Il est en mauvais état et balisé jaune et vtt.

9h53. Nous avons du rater un embranchement vers la droite car nous voilà déjà sur le goudron qui remonte vers Saint Ignace (erreur de bibiche guide occasionnel).

9h58. En contre bas une ferme ; la redoute Esnaur doit se trouver sur la colline à notre droite.

10h12. On remonte donc le goudron pour tomber sur un panneau qui indique effectivement « sentiers des sommets Bizkarzun-Esnaur » vers la droite. En fait nous ferons la montée dans le sens du retour, vers le Nord…… »

 

oooOOooo

DSCN7271 copie

Sare (64), la belle Labourdine: Graphe ancien au fronton d'une mainson.  (Photo : José Patrick Garcia)

MAISON 283 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine: Difficile de faire des photos sans voiture, ce village est assailli, été comme hiver par les amoureux de grands espaces préservés... (Photo : José Patrick Garcia)

Voilà, je finis mon périple à Sare par mes impressions personnelles.

       C’est un des plus charmants sites du pays basque que j’ai visité. Les maisons y sont joyeuses et belles, les gens heureux, le bourg comme neuf, fleuri et arboré, peint avec plus de couleur verte qu’ailleurs ce me semble, même si le rouge sang de bœuf est bien présent comme partout… Des carrerous étroits circulent dans le bourg et permettent de la voir dans des angles différents, que la traditionnelle façade.

 

      De la rue centrale, des chemins de randonnées très bien balisés, permettent des excursions sur les sommets avoisinants d’où des points de vue extraordinaires permettent d’englober la « chute »  des Pyrénées dans l’Océan Atlantique.

(La majorité des infos que je cite sont issues de Wikipédia, de la lecture de quelques livres, dont « 1789 et les Basques » par Jean Baptiste Orpustan aux « Presses Universitaires de Bordeaux », qui est un des plus complets, mais aussi de « Pays Basque - Navarre - Rioja 2016-2017 Petit Futé (avec cartes, photos par Jean-Paul Labourdette, Collectif , Dominique Auzias…)

 

     Vraiment un site magique….

STELE 241 copie

 

Sare (64), la belle Labourdine: un "Paradis" pour les "dormeurs".... (Photo : José Patrick Garcia)

JOSE PATRICK GARCIA