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    Dans ce voyage d’un mois et demi à travers le Massif Central, les Cévennes, la Camargue, la Provence… Je n’ai pas toujours le temps de coucher mes notes sur la trentaine d’étapes de mon périple…

    C’est le cas pour « la Couvertoirade », la cité templière posée sur le causse du Larzac et qui est restée en l’état d’origine, depuis près de 1 000 ans…

 

TRAJET LA COUVERTOIRADE

 

Trajet pour La Couvertoirade à partir de Ste Livrade sur Lot

   Je vais donc m’abriter sur plusieurs publications pour décrire ce village fortifié fort attachant. Je les signalerai en fin d’article, mais l’important n’est pas là, l’important est de faire le grand plongeon et de remonter le temps, d’être dans un lieu qui a très peu changé et où on s’est étripé pour garder sa liberté, sa foi, sa terre, sa vie…

   Chaque pierre, chaque stèle discoïdale du vieux cimetière, chaque toiture en lauze, chaque meurtrière, chaque maison traditionnelle, posée sur une cave sombre, munie de son escalier menant à l’étage… Tout ici est marqué par l’empreinte des « Grands Causses »… De ce climat rugueux qui forge des caractères effilés et tranchants comme les couteaux de Laguioles… Nous sommes en moyenne montagne, mais en montagne quand même ! De tout temps on a su répondre aux morsures de l’hiver tout comme des violents épisodes cévenols, en repoussant les envahisseurs quels qu’ils soient…

 

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. La porte du Nord et les toits de lauzes vus depuis l'église. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. Comme partout sur le plateau Aubrac, les clôtures sont en pierres sèches. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. Maison typique auvergnate, la cave au-dessous et l'escalier au-dessus qui mène à l'habitation.(Photo : Patrick Garcia)

   Si ce village est classé au « PATRIMOINE MONDIAL DE L’HUMANITÉ », mais aussi « PLUS BEAU VILLAGE DE FRANCE » … C’est que de partout, d’ici et d’ailleurs, tous ont compris l’importance de préserver ce joyau universel. C’est un lieu où l’on ne joue pas à remonter le temps, comme dans certaines attractions touristiques…. Non, ici nous sommes « DANS L’HISTOIRE » au point de pouvoir la toucher et de visualiser un village fortifié « dans son jus », tel qu’il était au temps des moines-soldats…

 

    Qui plus est, passer la journée ne vous coûte rien, si ce n’est la place de parking à 3 euros pour 24h, et on peut même y passer la nuit si on a un « pépère », seule la visite des remparts est payante, quelques euros… Pour le reste, la visite libre est totalement gratuite, l’occasion de faire amples provisions de photos et de voir une « Lavogne » magnifique !

     Voila, à vous d’apprécier la visite…

 

LA COUVERTOIRADE (AVEYRON): VOYAGE AU COEUR D’UN TRÉSOR MÉDIÉVAL

LA COUVERTOIRADE ET LAVOGNE

LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Très belle vue aérienne avec la lavogne en bas à droite. (Photo : du Net)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  Plan d'ensemble de la Cité Templière. (Photo : Patrick Garcia)

   Posée au coeur du plateau du Larzac, la Cité de La « Couvertoirade » possède l’aura de ces villages de légende où s’entremêlent les tumultes de l’Histoire et la beauté paisible d’une contrée préservée.

Ici, mille ans d’histoire vous accueillent. Poussez les portes des remparts hospitaliers et osez vous perdre dans les ruelles. Découvrez le four banal, l’église, l’unique château templier de France, et la plus grande lavogne du Larzac.

 Entre chantepleures et avaloir, l’eau, or bleu du causse, raconte l’histoire des habitants. Là règne le pacte des pierres; partout la lumière ardente de la mémoire révèle des secrets remarquablement conservés.

 

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  Première tour visibble en arrivant aux remparts.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Vue de cette même tour et de la seconde, massive, en arrière plan.   (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  En poursuivant le tour des remparts.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  Romantisme des fortifications de la Cité Templière.  (Photo : Patrick Garcia)

 Laissez-vous tenter par la sérénité des lieux en dégustant les saveurs locales à la terrasse des tavernes, flânez d’échoppes en boutiques, rencontrez les artisans et les habitants qui parlent avec passion de leur choix d’une vie particulière. Promesse d’un voyage dans le temps, au coeur de l’histoire templière et hospitalière sur les terres mythiques du Larzac, La Couvertoirade, reconnue comme l’un des “Plus Beaux Villages de France”, vous attend dans un territoire classé Patrimoine Mondial de l’Humanité.

 LES TEMPLIERS A LA COUVERTOIRADE

 

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  Tout le long des remparts, un systéme défensif archaïque, même si des canonnières furent ajoutées au 16ème siècle, comme ici.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Meurtrière archaïque du rempart. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Meurtrière du rempart et son embrasure de tir. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Meurtrière du rempart et son embrasure de tir. (Photo : Patrick Garcia)

Vers 1120, peu après la première croisade, Hugues de Payns, chevalier originaire de Champagne ayant pris l’habit monastique à Jérusalem, fonde avec quelques compagnons « Les chevaliers de l’ordre du temple »… … Une milice dont la mission sera de défendre les routes du Royaume de Jérusalem pour la sécurité des pèlerins. Ainsi nait l’ordre des Templiers, un ordre à la fois religieux et militaires composé de moines-soldats. Autour des années 1140, l’ordre s’organise en une véritable force militaire qui étendra son action à l’ensemble des Etats Latins. L’ordre doit son nom à son installation dans la mosquée Al Aqsa, construite au VIIe siècle sur l’emplacement symbolique de l’ancien Temple de Salomon : les « chevaliers de l’ordre du Temple » furent appelés plus couramment les Templiers.

En Occident, les Templiers se voient octroyer de nombreuses donations de terres qui sont organisées en commanderies et dont les revenus sont destinés à la Terre Sainte. Rapidement, les possessions et le pouvoir des Templiers deviendront considérables.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Les Templiers, diverses costumes selon les pays. (Photo du Net)

 La fascination qu’exercent les Templiers est en partie due à leur tragique disparition : le vendredi 13 octobre 1307, sur ordre du roi de France Philippe IV le Bel, tous les Templiers du royaume, accusés d’hérésie, d’idolâtrie et de sodomie, sont arrêtés, emprisonnés voire torturés.

En 1312, au Concile de Vienne, l’ordre est dissout par le Pape. Le dernier maître de l’ordre et deux hauts dignitaires, déclarés relaps, seront brûlés en 1314. La mission des Templiers avait pris fin après la perte des Etats Latins en 1291, et l’opinion publique le leur reprochera : pour beaucoup, ils étaient devenus inutiles, trop puissants…

 LES HOSPITALIERS DE SAINT-JEAN DE JERUSALEM

 

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : En suivant cette courtine, on arrive au Portail Aval (ou Sud), qui est à l'opposé du portail principal.   (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : En suivant cette courtine, on arrive au Portail Aval (ou Sud), qui est à l'opposé du portail principal. Avec le temps, il a été découronné.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : En suivant cette courtine, on arrive au Portail Aval (ou Sud), qui est à l'opposé du portail principal. Ici embrasure de tir protégeant l'entrée de cette porte.  (Photo : Patrick Garcia)

Au milieu du XI siècle, bien avant la première croisade, des marchands d’Amalfi (Italie) avaient fondé à Jérusalem, près du Saint Sépulcre, un hôpital à l’intention des pèlerins venant se recueillir sur le tombeau du Christ. Après la croisade cet hôpital laïc va poursuivre sa mission d’hospitalité et se transformer en ordre religieux : l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il sera reconnu en tant que tel par une bulle papale en 1113.

Comme l’Ordre du Temple c’est vers 1140 qu’il s’organisera en ordre militaire tout en conservant sa vocation première : l’hospitalité. L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem survivra à la disparition des États Latins après la chute de Saint-Jean-d’Acre en 1291.

Le nom de « Cubertoirata » apparaît au XI siècle comme simple mention dans le chartrier de l’abbaye de Gellone (Saint-Guilhem-le-Désert actuellement).

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Le château des Templiers se visite en période estivale. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Le château des Templiers, vu depuis l'église. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Le château, vu de l'extérieur. (Photo : Patrick Garcia)

 Les templiers sont présents à « La Couvertoirade » dès la deuxième moitié du XII siècle. Leur implantation en ce lieu est due à la présence de terres cultivables,  d’eau pour les hommes comme pour les bêtes, d’un rocher convenant à la construction d’un château et d’une draille venant du Languedoc pour la transhumance.

 Le village va se développer au pied de l’église et du château voisin, tous deux construits sur le même rocher. Sur ce Causse, les templiers vont poursuivre l’activité agricole de leurs prédécesseurs : culture des céréales panifiables et élevage des ovins pour le lait, la viande et la laine.

 Après l’abolition de l’Ordre du Temple au concile de Vienne (1312), la commanderie de Sainte-Eulalie dont fait partie la Couvertoirade passe la même année aux mains des hospitaliers de Saint- Jean-de-Jérusalem. En 1328 le village compte 135 feux, soit entre 540 et 600 habitants.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Autre plan très complet du site. (Photo : O.T.)

 C’est dans la deuxième moitié de la guerre de Cent Ans que le commandeur de Sainte-Eulalie, alors grand prieur de Saint-Gilles, décide de faire fortifier tous les villages de la commanderie. Les murailles enserrant le village seront construites en quelques années seulement...

 Le Larzac connaîtra une ère de prospérité après la fin de la guerre de Cent Ans, en 1453. Sur ce territoire, un certain nombre de maisons de la deuxième moitié du XVe siècle en témoignent encore. Mais un nouvel orage plus destructeur que le précédent s’annonce : « les Guerres de Religion ». Pendant cette période le commandeur installe à demeure, dans le château,  une petite garnison armée de mousquets avec à leur tête un capitaine. Cette précaution ne sera pas inutile et en 1562 l’évêque de Lodève devra venir en personne avec une troupe pour débloquer la place assiégée par les Huguenots.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. Passage couvert permettant de gagner en habitalité dans un lieux étroit et limité.(Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au détour du bâti médiéval de la cité templière. Ici, dans les Cévennes, l'habitat est à l'étage, au bout d'une volée de marches qui ont pour caractéristiques d'être très glissantes en hiver... (Photo : Patrick Garcia)

 La paix retrouvée le village se développe désormais à l’extérieur des murailles dans le barri.  Mais il y aura encore une dernière alerte, en 1702, au moment de la révolte des Camisards dans les Cévennes proches.

 Ce sera la dernière. Le dernier commandeur de Sainte-Eulalie et donc de la Couvertoirade sera le commandeur de Riquetti Mirabeau qui, lors de la vente des commanderies de l’ordre de Malte (considérées comme biens nationaux à la Révolution Française), se trouvait à Malte. A cette époque le château était déjà en très mauvais état et une petite partie servait de logement au fermier du commandeur.

 LES REMPARTS 

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La cité de La Couvertoirade conserve l’intégralité de ses remparts, édifiés au milieu du XV siècle. Dès 1346, des « routiers » pillent le Larzac. C’est par crainte de ces bandes armées que les villageois demandent en 1439 l’autorisation de fortifier le village.

La construction se poursuit jusqu’en 1445, sous la direction du maître maçon Déodat d’Alaus.  Cette muraille, de 420 m de long et d’1,30 m d’épaisseur, est percée par des archères et est surmontée d’un chemin de ronde, que vous pouvez encore parcourir, sur 200 m, du 15 mars au 11 novembre aux heures d’ouverture du Point Accueil du village.

L’ensemble de la fortification présente une forme à peu près octogonale. Elle se compose des éléments suivants: 

a) Deux portes, placées l’une au Nord, l’autre au Sud, qui, au XVIII siècle, étaient encore appelées, la première « lou portal d’Amoun », la seconde « lou portal d’Abal ». Chacune était surmontée d’une tour carrée, couronnée de mâchicoulis sur consoles à triple encorbellement.  La porte Nord, le portail d’Amont a gardé presque entièrement son aspect primitif, abstraction faite de la couronne de mâchicoulis dont le parapet a été privé de son crénelage. 

b) Quatre tours rondes, la tour Raunier à l’angle Nord-Ouest, qui est la mieux conservée, la tour Auglan et la tour de la Cambière sur le côté Sud-Ouest, la tour des Conques à l’angle Nord-Est. La structure primitive de ces tours, qui étaient identiques à celles de l’enceinte de Sainte-Eulalie, est connue par la description du bail à besogne passé en 1442 dans cette dernière localité.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Meurtrières à croix pâtée améliorée plus tard d'une canonnière, sur chaque face. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Machicoulis parfaitement conservés. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. (Photo : Patrick Garcia)

 Chaque tour comportait trois voûtes superposées (l’une à la base, la deuxième au niveau du chemin de ronde et la troisième servant de toit) et elle était défendue, non seulement par une couronne de mâchicoulis, mais aussi par des meurtrières de deux types, les unes nommées archères, pour les armes de jet traditionnelles, les autres, bombardières, pour les nouvelles armes à feu.

 Ce système mixte de défense s’explique par le fait qu’en ce milieu du XV siècle l’armement n’avait pas encore terminé sa mutation et qu’il relevait à la fois du Moyen Âge et des Temps Modernes: c’est ainsi qu’en lisant l’Inventaire de 1483 « Inventary de Vartilharié » nous constatons que si les défenseurs des remparts récemment construits disposaient d’arquebuses « colubrinas a crochet », ils utilisaient encore des arbalètes et même des fléaux d’armes « flagels. »

 c) Une courtine surmontée d’un chemin de ronde protégé par un parapet où s’ouvraient quelques meurtrières. Plus bas, de petits logements pour guetteurs étaient aménagés dans l’épaisseur de la muraille. Un de ces postes de guet, avec ses banquettes latérales et sa baie ornée d’un arc en accolade, est encore bien conservé.  Le circuit du chemin de ronde passait à l’intérieur de chaque tour, et les défenseurs de ces tours pouvaient ainsi en interrompre l’utilisation, pour le cas où les ennemis auraient escaladé les courtines.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Ici le côté tourné vers l'intérieur de la cité. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Ici le côté tourné vers l'intérieur de la cité. A droite l'escalier menant aux courtines. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Ici le côté tourné vers l'intérieur de la cité. Un beau St Jacques pèlerin. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : A l'opposé du Portail d'Aval, le Portail d'Amont, superbement conservé. Ici le côté tourné vers l'intérieur de la cité. (Photo : Patrick Garcia)

 d) Des escaliers, également aménagés dans l’épaisseur de la muraille, permettaient d’atteindre rapidement le chemin de ronde, sans avoir à passer par les tours dont le système de défense était indépendant de celui de la courtine. Un de ces escaliers, placé à proximité de la porte Nord, est pratiquement intact.

LA CARDABELLE, BAROMETRE DU BERGER

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  La Cardabelle, le baromètre du berger. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :  La Cardabelle, le baromètre du berger. (Photo : Patrick Garcia)

   Pareillement à l’habitude cévenole, le gros chardon que l’on nomme ici « Cardabelle » où « Baromètre du Berger » est cloué sur le linteau de nombreuses portes.

Notre cardabelle elle, réagit à l’humidité de l’air (hydronastie) et sa (fausse) corolle se referme dés que la saturation en eau de l’air atteint un certain seuil, entraînant ainsi un enroulement de la feuille et sa fermeture.

   Le plus étonnant est que cette propriété va perdurer longtemps après la mort de la plante qui gardera cette faculté de mouvement même une fois la fleur séchée et suspendue à la porte des bergeries, continuant son office de « Baromètre des Bergers ».    De plus, ce chardon est particulièrement décoratif et ne se délite pas au cours des années !

 

 LA MAISON DE LA SCIPIONE  

 Cette bâtisse date de la fin du XV siècle ou du début du XVI siècle, malgré un oculus réemployé indiquant la date de 1609. Elle est caractéristique des hôtels nobles de la fin du Moyen Âge.

Le nom de cet hôtel provient de la veuve d’un certain Scipion Sabde, surnommée « la Scipione ».

 Sa position – contre le rempart et face à la porte principale du village – souligne l’importance qu’il dut avoir dès sa construction.  Laissé en l’état pendant des années, servant de bergerie, cette ancienne demeure devra attendre son rachat en 1982 puis des travaux d’aménagement et de restaurations effectués en 2005 pour retrouver la beauté de sa gloire passée. 

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : "LA MAISON DE LA SCIPIONE" qui abrite l'O.T. (Photo : Patrick Garcia)

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 Aujourd’hui, le point accueil se situe au rez de chaussée de cette maison (ancienne bergerie), le premier étage est occupé par une salle de projection où il est possible de regarder le film sur l’histoire de la Couvertoirade.

 Au second étage se trouve un espace d’exposition sur le patrimoine. Et enfin le dernier étage vous mènera au chemin de ronde. Point Accueil et billetterie ”La Scipione” 12230 La Couvertoirade

Tel.: 05.65.58.55.59

tourisme@lacouvertoirade.com

  Ouvert du 15 mars au 12 novembre Visites guidées, audio-guides, accès remparts. 

Je me suis inspiré des textes du site de la Municipalité, de Wikipédia, de tout ce que j’ai pu lire sur internet, mais aussi du livre : « DOCUMENTS SUR LES ORDRES DU TEMPLE ET DE SAINT-JEAN-DE-JÉRUSALEM EN ROUERGUE » édité par N. Ratery, à Rodez en 1864.

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : En arrière du four banal, au premier plan, l'église du village.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : En arrière du four banal, au premier plan, l'église du village.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : La montée à l'église du village, lieu de culte qui domine tout le village.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : La montée à l'église du village, lieu de culte qui domine tout le village. Devant l'église, les restes de la barbacane qui protégeait le château. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Croisée d'ogives à l'intérieur de l'église.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Au-dessus de l'entrée, a galerie où se plaçaient les "illustres". (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :Le sanctuaire de l'église. (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Les fonts baptimaux .  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Croix et stèles discoïdales à l'extérieur de l'église.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Stèles discoïdales à l'intérieur de l'église.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Stèles discoïdales à l'extérieur de l'église, dans le cimetière.  (Photo : Patrick Garcia)

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LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) :LA COUVERTOIRADE (AVEYRON) : Le moulin de "Redounel" domine la cité..  (Photo : Patrick Garcia)

A La Couvertoirade, il y avait deux moulins à vent : l’un a disparu mais a été mentionné au XVIIème siècle au lieu-dit « La Croix du vent », l’autre domine encore la cité au Redounel ».
Le Moulin de Redounel : altitude : 808 m, diamètre extérieur : 5,56 m, hauteur : 6,60 m, épaisseur des murs : 1,08 m. Il constitue l’un des seuls vestiges de moulins à vent du Sud-Aveyron, parmi les 60 moulins à vent connus en Aveyron. Les moulins servaient à moudre le blé (farine), presser les noix (huile) ou écraser les pommes (cidre).

Sources : PNRGC_DA

L'ASSOCIATION DES AMIS DE LA COUVERTOIRADE (liens ci-dessous)

https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjukKHQnMXYAhXBshQKHRoyB7AQFgg-MAQ&url=http%3A%2F%2Flesamisdelacouvertoirade.fr%2Fle-moulin-du-redounel%2F&usg=AOvVaw0BYWPKhKWxmwTp4raqQh7p

http://lesamisdelacouvertoirade.fr/le-moulin-du-redounel/

 

 PATRICK GARCIA