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A une portée d’arbalète de Laguiole, se trouve un village, AUBRAC, qui a donné son nom à toute cette région auvergnate. Pour s’y rendre, je prends la D15, celle qui mène à la jolie station  de ski de Laguiole où je m’arrête quelques temps pour profiter du paysage grandiose et des tapis de fleurs de jonquilles alpestres, anémones ou pensées sauvages qui pointent leurs corolles multicolores sur les plaques fournies et brûlées par les neiges.

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La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

     A 1 400m d’altitude, malgré ce beau soleil, le vent est glacial et je suis étonné par la présence de très nombreux randonneurs et pèlerins, qui sacs à dos, arpentent les sentiers de randonnées ou de St Jacques en short et souvent en manches courtes ! Brrrrr. Je repars pour la dizaine de kilomètres qui me sépare de la Domerie d’Aubrac.

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

    La région se montre sous ses atours les plus typiques. Je traverse de grands déserts où les pâtures, en ce mois d’avril, n’ont pas encore eut le temps de reverdir. Les prairies sont brûlées et couchées par les neiges aujourd’hui disparues. C’est au milieu de ces amas de rocailles de cette plaine chaotique parsemée de petits monts où les seuls habitats sont désertés jusqu’à la fin mai, moment des transhumances, où ces burons reprendront vie.

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Sur la route de Laguiole à Aubrac, paysage typique de ce grand plateau montagneux. (Photo: Patrick Garcia)

     Dans ces solitudes glacées, qui deviennent souvent accablantes de chaleur et d’orages, les trois mois d’été, on a peine à imaginer que la vie existe, répartie en quelques hameaux, comme celui où je me rends. Ces hameaux concentraient toute la vie de ces rudes montagnards où l’on vivait en autarcie, de 6 à 8 mois. Ces hameaux étaient aussi les étapes jacquaires qui permettaient aux pèlerins de trouver un peu de chaleur et une soupe chaude, le soir, à l’issue d’une longue étape dans ces immensités souvent glacées, parfois fournaises, souvent venteuses, mais toujours  rudes de par leurs amoncellements de pierres volcaniques ou autres chaos….

 trajet domerie

 Trajet Ste Livrade sur Lot, Laguiole, La Dômerie d'Aubrac à St Chély d'Aubrac et enfin, les Bourines à St Bertholène.

       Ces villages-étapes étaient essentiels. Les communautés qui y étaient rattachées, dépendaient souvent de couvents. L’agriculture, le pastoralisme, l’élevage étaient concentrés pour le bien commun.

   A Aubrac, il y avait une Domerie. Cet ensemble monastique comprenait monastère, bâtiments conventuels, un hôpital, des fermes, et même des éléments défensifs, dont une impressionnante « tour des Anglais ». Mais nous verrons plus tard !

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Panneau au coeur du village, pour situer.... (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Architecture traditionnelle d'un hôtel à St Chély d'Aubrac. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Au centre, la fameuse "Tour des Anglais"... (Photo: Patrick Garcia)

       Pour l’instant, je redescends quelque peu, puis à un « T » avec la D987, je prends à droite, où j’aperçois la masse imposante de la fameuse « Tour des Anglais », mais aussi, les restes superbes de l’église. Une fois garé sur la petite place du village « Aubrac », ce qui n’est pas facile avec mon « pépère » de près de 7m, je cours visiter ce haut lieu de l’Histoire. Je suis pressé d’admirer les beaux restes de tous ces édifices. Pendant des siècles ils ont rendu de grands services aux pèlerins, voyageurs, mais aussi, aux pauvres alentours.

 1ere partie

 La Domerie d’Aubrac (12) : Une grande fresque moderne décore l'intérieur de l'église et conte l'Histoire de la Domerie. Ici, on y voit à gauche la construction de l'Hôpital, au centre droit, les pèlerins et les pauvres se présentent à la "Porte de la Miche", Puis, début des paturages et labours... (Photo: Patrick Garcia)

 2eme partie

 La Domerie d’Aubrac (12) : Une grande fresque moderne décore l'intérieur de l'église et conte l'Histoire de la Domerie. A gauche, suite des travaux des champs, puis le panneau de la cloche  que l'on faisait sonner les jours de brouillard et de neige, pour guider les pèlerins perdus, à droite, restauration des pèlerins et des pauvres...(Photo: Patrick Garcia)

 3eme partie

 La Domerie d’Aubrac (12) : Une grande fresque moderne décore l'intérieur de l'église et conte l'Histoire de la Domerie.  Ici travaux des champs, les moines préparent les pains que l'on offrira aux voyageurs et aux pauvres. (Photo: Patrick Garcia)

 4éme partie

 La Domerie d’Aubrac (12) : Une grande fresque moderne décore l'intérieur de l'église et conte l'Histoire de la Domerie. A gauche, la Domerie au temps de sa splendeur, puis la régle qui présida aux destinées de l'établissement, puis les destructions des protestants et des révolutionnaires....  (Photo: Patrick Garcia)

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      N’oublions pas les durs labeurs de la communauté et de ses ouailles pour défricher, bâtir, entretenir et rendre autonome ces lieux. Peu à peu, la forêt fait place à de vastes pâtures parcourues par des troupeaux d’ovins et de bovins. Les moines soldats protègent les pèlerins qui reprennent confiance, car dans ces époques troublées du moyen-âge et de la Guerre de Cent Ans, les bandes de brigands, de routiers, sont nombreuses.

   Dans le froid et la tourmente, pauvres errants et marcheurs de Dieu se présentent à la Domerie. A la « Porte de la Miche », le droit « de retirade » est assuré, il permet de trouver l’accueil et le pain pour se nourrir durant 3 jours. Alors, chacun, cœur léger et corps restauré, reprend son chemin vers le couchant : Lévinhac, Perse, Estaing, Conques, … Les prochaines étapes.

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Perdu dans l'immensité du plateau basaltique, les restes de l'Hôpital et de la Domerie qui rendirent tant de services aux pèlerins. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : L'impressionnante "Tour des Anglais" qui fut construite précipitament afin de résister aux troupes anglaises. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Restes de l'église de la Domerie, dont on voit à droite le mur obturé de la nef qui se prolongeait... (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Le clocher à la belle patine.... Comme on le voit, sur cette face, la nef se prolongeait. (Photo: Patrick Garcia)

    Ce chemin suit la « Via Podensis », l’une des principales routes de compostelle qui passe par le Puy en Velay, Conques, Moissac et Roncevaux. Comme le précisent les dépliants touristiques, cette voie est coupée ou suit parfois les « drailles », ces carrerous bordés de murets en pierres sèches basaltiques qui servent de clôtures à bestiaux…

      Ces bestiaux, ces potagers, ces vergers, ces bâtiments, cette abbaye, cet hôpital… sont servis en permanence par environ 70 personnes, dont une dizaine de chevaliers, moines-soldats hospitaliers frappés d’une croix bleue. Ils protègent les pèlerins, mais aussi les convois de nourriture qui transitent entre les diverses possessions pastorales, comme les « Bourines », grandes propriétés rurales monastiques fortifiées pour résister aux brigands. Ces convois acheminent les vivres dans les différents relais des pèlerins et sont ici, propriété de la Domerie d’Aubrac.

   Des moniales restaurent les pèlerins harassés, mais soignent les voyageurs de Dieu et les pauvres de l’Hôpital.

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 La Domerie d’Aubrac (12) :  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : L'église de la Domerie.  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Plan de Domerie "à son époque". (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : De plus près. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Derrière la tour, les restes de l'Hôpital. (Photo: Patrick Garcia)

     Je tourne autour des restes relativement impressionnants du site, surtout la « tour des Anglais » haute de 30 mètres. En 1353, le dom Durand Olier fit édifier en hâte, pour se défendre contre eux, cette tour imposante, mais inefficace. Elle ne put résister en effet à l'invasion d'une bande de routiers qui assaillirent le monastère en 1360, sous la conduite de Berducat d'Albret.

   Les restes de l’hôpital sont de l’autre côté de la route, par lequel je suis arrivé, face à l’église. Il y a quelques belles fenêtres à meneaux et une entrée renaissance le long du cimetière, sur le sol, les balises anti stationnement sont des blocs de granite moulurés, restes des voutes des bâtiments détruits !

   Je reviens vers l’église. Une table d’orientation en bronze nous indique le plan des différents bâtiments présents ou disparus… J’entre dans l’église ND Des Pauvres. Un haut vaisseau tronqué sans chevet (actuellement) mais dont les voûtes sont vraiment hautes, comme une carène de bateau en pierres supportée par 3 arcs doubleau légèrement brisés. C’est le seul ouvrage hospitalier du 12ème siècle qui nous soit parvenu dans un tel état de conservation. Cette longue nef de pierre est dépouillée de tout ornement, il y avait pourtant un magnifique jubé et tout et tout… Mais la Révolution est passée par là, après les Guerres de Religions. Par contre, il y a, pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire des lieux, une très intéressante et longue peinture moderne, très réaliste, qui représente toutes les étapes de la Domerie sous la forme d’imageries d’époque médiévale. Tout y est minutieusement reconstitué. Pour la commenter, un long panneau photographique reprend toutes les étapes pour les commenter et les expliquer. Tout cela remplace les services d’un guide chevronné, même s’il vaut mieux avoir étudié l’histoire de la Domerie et de ses dépendances, avant la visite.

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 La Domerie d’Aubrac (12) :  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : L'entrée de l'église en belle pierre de lave. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : L'entrée, dépouillée, de l'église (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : l'Immense nef. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Au pays du vent et de la froidure, les chandelles se vêtent de "paravents", car la porte est ouverte sur l'immensité en permanence.  (Photo: Patrick Garcia)

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     Je sors et je détaille le clocher, rajouté au 15ème siècle. Il comporte la trace d’une ogive de raccordement à l’ancien cloître à deux étages, aujourd’hui disparu à force de pillages lors des Guerres de Religions, d’incendie et enfin, de Révolution où tous ces bâtiments servirent de carrière….

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Outre la tour des Anglais restes de la nef et du clocher dde l'église où se situe la "cloche des Perdus" qui sonnait en permanence, les jours de pluie et de neige, parfois la nuit, pour sauver les pèlerins perdus.  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : A noter au pied du clocher, la galerie (bouchée) de la nef.  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Belle vue sur les restes romantiques de l'église des moines soldats de la Domerie d'Aubrac. (Photo: Patrick Garcia)

      Ce clocher abrite la célèbre « Cloche des Perdus », et chose étrange, le logement du sonneur, avec un four à l’intérieur. Cinq cloches étaient abritées dans le clocher de l'église du monastère, dont l'une, la célèbre « Maria », dite « cloche des perdus », était actionnée durant de longues heures du jour et de la nuit en temps de neige et de brouillard pour guider les voyageurs et pèlerins égarés. Son carillon était perceptible à plusieurs lieues à la ronde. Brisée en 1595 lors de l'attaque des ligueurs, elle fut refondue en 1668 sous le domnat de Louis-Antoine de Noailles, puis de nouveau en 1772 sous celui de Sicaire Gintrac. La ferveur religieuse qui animait les chrétiens au cours de leurs voyages trouve un reflet éloquent dans l’inscription latine que l'on peut lire sur la cloche des perdus : « Deo giubila / clero canta / doemones fuga / errantes revoco » (elle loue Dieu / chante pour le prêtre / chasse les démons / ramène les égarés).

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Les grandes solitudes autour de la Domerie sont commentées et expliquées au jardin botanique de St Chély d'Aubrac.  (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Imaginez ces grands déserts enneigés ou dans le brouillard, heureusement qu'il y avait la "cloche des Perdus..." (Photo: Patrick Garcia)

      J’essaie de faire quelques belles photos  en tournant autour du site et les G.R. faire les alentours d’Aubrac. Pour les amateurs de grands espaces, de liberté, et d’Histoire, il y a matière ! Mais les curiosités d’Aubrac ne s’arrêtent pas là, en période estivale, un « jardin botanique Auvergnat » est à votre disposition avec toute la flore locale…

Pour finir avec la Domerie, voici une légende édifiante :

«In loco horroris et vastae solitudinis»
La légende « raconte qu’un noble flamand nommé Adalard, qui se rendait à St-jacques-de-Compostelle, traversa l’Aubrac et fit vœu à Dieu que s’il sortait indemne des nombreux dangers que présentaient l’Aubrac (brigands et tempêtes), il construirait en ces lieux d’horreurs et de vastes solitudes » une Domerie pour accueillir les pèlerins. Il y réchappa et tint parole. Il fonda à Aubrac en 1120 un groupe de chevaliers pour accompagner et défendre les pèlerins contre les brigands. Par la suite, moines et religieuses les rejoignirent autour du Dom (titre des prieurs de la communauté qui lui ont succédé). Les religieux entreprirent alors la déforestation et l’installation de l’élevage sur l’Aubrac. La Domerie d’Aubrac prospérera jusqu’à la fin du Moyen Age, accueillant des milliers de pèlerins et exploitant d’immenses domaines agricoles. La Révolution sonnera la fin de la puissance de la Domerie, et le monastère sera en partie détruit….

    En ce début d’avril, ce hameau vingtaine d’édifices est pris d’assaut par les randonneurs de tous âges et par les pèlerins. Il est difficile d’ailleurs de les reconnaître, car tous ont sac à dos, bâtons de marche et habits appropriés. N’oublions pas que certains randonneurs sont aussi des pèlerins qui accomplissent le périple à la petite semaine (de congés, ou durant les longs week-ends). Et donc, de partout, ces silhouettes étranges passent et repassent, pour visiter et continuer leur quête spirituelle ou sportive, fourmis se détachant au loin dans les immensités des causses alentours…

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Ces deux bâtiments sont les restes de l'hôpital proprement dit... (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) : La tour et ses fenêtres renaissance.  (Photo: Patrick Garcia)

      Finalement, rien ne change ! C’est un peu comme « autrefois », ces lieux « inhospitaliers » en saison froide, l’étaient toujours, (hospitaliers) grâce à la Domerie. Ils passaient, parfois y trépassaient, à cours de force et usés par ces longues marches dans la bise et la neige, ou attaqués par les loups et les brigands affamés. Cet endroit inatteignable l’hiver ou dans les périodes de froids printemps, de brouillards à couper au couteau, propice aux engelures et aux chutes dans les moraines volcaniques, cet endroit où souvent seule la cloche permettait de guider les pèlerins laminés de fatigue vers l’Hôpital salvateur…

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 La Domerie d’Aubrac (12) : Dans le village, les moulures de corniches d'église servent de balises de protection contre les autos. (Photo: Patrick Garcia)

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 La Domerie d’Aubrac (12) :  Et ici, même usage avec ce beau modillon. (Photo: Patrick Garcia)

     Nous sommes ici frontaliers du Gévaudan, « le pays de Bête » immonde qui dévore au moins 100 personnes, adultes et enfants, à la fin du 18ème siècle. Ce loup monstrueux navigua dans tout le secteur du Gévaudan à l’Aubrac et jusqu’à St Flour…. Ces loups étaient une plaie depuis la nuit des temps pour les habitants du pays, mais aussi pour les pèlerins. Aujourd’hui, disparus en Auvergne, ils sont le point d’attraction de génération de touristes, juste à Côté, à Sainte Lucy, au Parc des Loups du Gévaudan. Juste retour des choses…

   Pour compléter cette visite à la Domerie d’Aubrac, je décide d’aller visiter demain une de ces « granges » dépendance, « Les Bourines ». Cette « grange » dépendance, se trouve 40 kms au sud, près de Laissac. Les guides touristiques vous indiquent que cela se trouve à St Bertholène, mais mettez votre GPS sur Laissac, qui n’est qu’à quelques hectomètres de la destination,  et où les « Bourines » sont parfaitement  indiquées. Si vous mettez votre GPS sur l’autre route, St Bertholène, c’est foutu! Vous mettrez 30 minutes de plus et vous vous arrêterez toutes les 5 mns pour demander votre route, si vous trouvez quelqu’un...

Je vous invite donc à venir visiter cette dépendance dans mon prochain envoi.

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La Domerie d’Aubrac (12) : Dépendance de la Domerie, "les Bourines" que je vous présenterai la prochaine fois. (Photo: Patrick Garcia)

 (Fin de la première partie)

PATRICK GARCIA