maison a empilage

Un type méconnu de construction, les maisons à empilage de bois, fort anciennes! (Photo: Patrick Garcia)

Le Lot et Garonne est bien décrit par Pierre Deffontaines dans sa thèse de doctorat publiée en 1932 dans un ouvrage : « La Moyenne Garonne », où il dépeint cette partie de l’Aquitaine qui englobe le haut du Tarn et Garonne, du Gers, l’Est des Landes, le sud de la Gironde, de la Dordogne et l’Ouest du Lot, et qui englobe en son entier le Lot et Garonne…

Cette étude nous apporte bien des enseignements sur la manière dont vivaient nos ancêtres, dans tous les compartiments de leur vie de tous les jours. J’emprunte quelques lignes à Pierre Deffontaines pour décrire les matériaux de construction qui ont permis de donner aux maisons de notre terroir, non pas un caractère bien particulier, mais plusieurs styles inspirés des contrées avoisinantes… Maison de type landais à l’ouest, « échoppe bordelaise » au nord-ouest et dans les vallées, Périgourdine au nord, près du « Pays au Bois », Quercynoles du côté des hautures de Tournon, maisons-cubes dans les vallées et sur les Serres…. Ces divers styles méritent d’en savoir plus et le regard et la maîtrise de Pierre Deffontaines sont là pour nous faire comprendre pour quelle raison ici on va employer la terre crue, ou ici la pierre… Magnifique ouvrage, assez rare à trouver et que j’ai plaisir à lire et à relire année après année, pour digérer et assimiler la richesse de notre terroir, en effet, de telles études permettent de mieux apprécier le beau patrimoine que nous ont laissé nos ancêtres et donc d’avoir envie de le perpétuer, le sauver…

Les thèmes de Pierre Deffontaines sont les nôtres, je reviendrai, à l’occasion, sur ces riches enseignements, écrits et analysés avec une sorte de génie il y a un siècle.

Mais auparavant, quelques rendez-vous dédiés à l'Histoire:

JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE  15 et 16 septembre 2013

= A SAINTE LIVRADE SUR LOT :

 

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= A EYSSES : Visite commentée de l’Espace Muséal.

EXCURSION ANNUELLE DES ARCHEOLOGUES DE LOT ET GARONNE :

Dimanche 29 septembre 2013. Thème : « Auch : cathédrale, Musée »

Renseignements et inscriptions :

Jean-François GARNIER

Soc. d’Archéologie et d’Histoire

B.P. 104

47303 Villeneuve sur Lot cedex

Mobile : 06 10 15 48 43

jeanfrancoisgarnier@yahoo.fr

 

 LES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

Il semble y avoir une certaine liaison entre les types d'habitation et les matériaux de construction.

 La maison à grange-étable de Marmande est surtout une maison en poutres et torchis (1)

 

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(Photo 1: Patrick Garcia)

la maison en hauteur des serres est une maison de pierre (2)

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Dans les coteaux des Serres, ici Pagnagues, la maison de pierre est reine. (Photo 2 Patrick Garcia)

 la maison à galerie du Bas-Quercy est une maison de brique (3).

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Maison de brique du plus bel effet! (Photo 3: Patrick Garcia)

 Cependant, les matériaux de construction sont davantage liés à la composition du sol qu'aux formes d'habitation. Dans l ‘Agenais et le Bas-Quercy, on peut distinguer trois sortes de formations géologiques : les calcaires des serres, les mollasses autour de Marmande et Montauban, les alluvions des grandes vallées. Aux régions calcaires, correspond la maison en moellons de pierre (2) ; aux régions mollassiques, jadis très boisées, les maisons de poutrelles et de torchis (10) ; aux régions d'alluvions, la maison de brique (3).

Les moellons des calcaires blancs de l'Agenais (4) ont servi à élever les maisons en hauteur

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Le calcaire local permet la construction de beaux immeubles, ici l'école de Montpezat. (Photo 4: Patrick Garcia) 

 

 et les maisons-ruches des serres et même les maisons à grange-étable qui s'y infiltrent de plus en plus (A).

Vers l'Ouest, les calcaires à astéries fournissent une superbe pierre qui donne aux maisons du Bordelais leur aspect monumental(5)(B)

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Aspect monumental des maisons en calcaire de l'Ouest. (Photo5: Patrick Garcia)

 cette maison de pierre envahit de plus en plus les pays de mollasse jusqu'à Marmande. Vers le Nord, les calcaires de Castillon et d'Issigeac (carrières de Cahuzac et de Mandacou) fournissent de moellons Eymet, Castillonnès, Montpazier (2)(C). Le calcaire blanc de l'Agenais est utilisé loin vers le Nord en dehors du pays des serres grâce aux innombrables buttes de calcaire qui sèment les pays de mollasse de pechs et de termes : Cancon, Monflanquin sont bâtis en pierre. Les carrières de Condat près de Fumel donnent des pierres au Pays au Bois…

Les arcades des cornières sont souvent en brique (4), de même que les galeries ou bolets qui courent sur les façades des maisons. En ces pays, cependant, le bois n'était pas rare: forêts de Grésigne, de Giroussens, ancienne forêt d'Agre… mais la maison n'a pas utilisé le bois, comme elle l'a fait vers Marmande ; il y avait un vieil atavisme de la brique, on a négligé les ressources forestières qui ont été, de la sorte, mieux conservées qu'en Agenais. Le plus souvent, auprès de l'emplacement de la maison, le propriétaire creusait un trou et façonnait lui-même ses briques, puis il appelait maçons et charpentiers pour élever les murs et le toit. Beaucoup de maisons ont encore à côté d'elles le terrés (la terrière) qui a servi à extraire la brique. Dans les villes, le creusement des caves fournissait la terre ; ainsi Montauban est sortie de ses immenses caves(F). Sur les façades exposées au soleil, sur les souleillanes, on se sert d'une brique crue qu'on appelle adobe ou «  brique verte »(6) ;

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Bâtiment en terre crue, notez les "banches" couches de terres supperposées montées au fur et à mesure dans des coffrages. (Photo 6: Patrick Garcia)

on la rend plus solide en la mêlant à de la fine paille ou du son. Souvent, on fait alterner des bancs de briques cuites avec de la brique verte ; dans les plus pauvres maisons, même les façades au « ploutzal » (exposées au vent humide) étaient en briques crues ; pour les empêcher de couler », on les couvrait d'un bon crépissage qu'on renouvelait fréquemment (7).

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Mur en terre crépi à l'extérieur pour le protéger de la pluie. (Photo 7: Patrick Garcia)

Dans la basse plaine inondable, on bâtissait jusqu'à un mètre de hauteur en briques cuites et le reste en abodes ou adobe. La construction en briques s'avance dans la Gascogne et la Lomagne ; vers le Nord, elle dépasse Caussade. Le long de la Garonne, elle s'arrête à Boudou, la maison de pierre la remplace, descendue des plateaux calcaires des serres, mais en aval d'Agen, avec l'élargissement de la vallée, on retrouve la maison de briques entre Port-Sainte-Marie et Marmande  (8),

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La brique est reine dans la valléee. (Photo 8: Patrick Garcia)

elle occupe aussi la basse vallée du Lot vers Villeneuve-sur-Lot dont tous les vieux monuments, portes et ponts, sont en brique. (9)(G) .

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Dans la vallée, les monuments sont généralement aussi en brique. (Photo 9: Patrick Garcia)

Au Nord de Marmande sur les plateaux de mollasse, commence la maison de bois et torchis. Le torchis est fait d'un mélange de terre humide et de paille coupée, appelé « paillebart » ou « tourtisse ». Cette terre est appliquée à l'intérieur de cadres en lattes de bois(10-11),

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 Le torchis est fait d'un mélange de terre humide et de paille coupée, appelé « paillebart » ou « tourtisse ». Cette terre est appliquée à l'intérieur de cadres en lattes de bois(10-11) (Photos: Patrick Garcia)

soutenus par une carcasse de poutrelles appelées « corondat ». Souvent, le torchis n'est employé que sur la grande façade bien abritée grâce à son exposition au Sud-est, les autres murs plus exposés sont en pierres. Parfois, on construit en terre foulée, sans aucune monture de bois, c'était la bâtisse en « tapie » ou « bastendo » (H). Le torchis n'occupe plus qu'une petite partie des terres de mollasses; il est rare dans le Bas--Quercy; son principal domaine est dans l'Agenais entre Cancon et Duras . Jadis, le torchis était bien plus répandu, ainsi qu'en témoignent les nombreux artisans exerçant le métier de  « paredié », c'est-à-dire fabricants de « parets » ou « paroits », qui était le nom qu'on donnait au mur de torchis (I)

 

REPARTITION MATERIAUX DEFFONTAINES

Carte du bâti dressée par Pierre Deffontaines. (Reproduction, Photo 12 Patrick Garcia)

 

LA FORME DES TOITS.

Pas plus que les matériaux de construction, la forme des toits n'est un élément distinctif des types d'habitation ; le toit varie indépendamment de la maison, il a ses limites et son histoire propre; c'est encore un de ces éléments qu'il faut envisager isolément dans l'assemblage multiple qui compose la maison.

En Moyenne Garonne, la forme de toit la plus répandue est en tuile-canal appelée quelquefois tuile « nouette », toit à faible pente (13), 22 à 25° de pente, lourd, mais assez malléable pour qu'on puisse l'arranger soi-même ; ainsi, au moment des battages, on déplace les tuiles et lattes de la grange pour faire entrer par le toit la paille amenée de la batteuse au moyen d'un plan incliné à tablier roulant.

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La toiture en tuile canal est reine ce qui nous vaut de belles images... (Photo 13: Patrick Garcia)

Ces toits ont en outre l'avantage de laisser circuler l'air dans les greniers, disposition très utile en ces pays d'étés chauds et humides. Les tuiles-canal couvrent, le plus souvent, des toits simples à deux eaux. Cependant parfois, le pignon de derrière, exposé à la pluie, le « ploutzal », a un coin rabattu qui diminue la surface des murs et donne un toit à trois eaux (14-15)

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Les "croupes", ces angles cassés que possédent les toits, donnent un charme particulier aux toitures locales. (Photos 14 et 15: Patrick Garcia)

Dans le causse et le Périgord, commence le domaine des toits pointus couverts en petites tuiles plates  (16).

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Les toits pointus, en tuiles plates, donnent fière allure aux bâtisses. (Photo 16: Patrick Garcia)

La limite entre les toits à pente faible et pente forte n'est pas une démarcation précise. A partir de Caylus, Var aire, Saint-Cirq-Lapopie, Espère, Puy-L’évêque, Belvès, Lalinde, on trouve une zone de transition où se mêlent les toits plats et les toits pointus. Souvent sur le même toit, sont utilisées les tuiles-canal et les tuiles plates (J). La tuile-canal est aujourd'hui la forme conquérante, les tuiles plates ne se rencontrent plus que dans les vieilles maisons ; seule, la région de Duras et Seyches conserve des toits pointus à tuiles plates  (K).

Il y eut jadis deux autres modes de couverture : un tiers des maisons du Tarn-et-Garonne avaient, au début du XIXe siècle, de hauts toits couverts en plaques de calcaire appelées lauzes ; les plus vieilles maisons du Pays au Bois de Belvès en ont encore et, sur les causses de Caylus et Limogne, les lauzes sont la règle  (17).

toit en lauzes

Lourd toit en lauze. (Photo 17: Patrick Garcia)

 Dans les mollasses de l'Agenais, les toits étaient au Moyen Age couverts en « reiges » ou bardeaux de châtaigniers (18)(L).

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Les toitures en tuiles"bardeaux" de châtaignier sont courantes encore sur les moulins à vent. (Photo 18: Patrick Garcia)

Nulle part en toutes ces régions de Moyenne Garonne, le chaume n'a eu d'importance, c'est une forme qui paraît presque inconnue  (19) (M).

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En Moyenne-Garonne, les toits en chaume sont peu courants. ( Photo 19: Patrick Garcia)

Il faudrait citer aussi parmi les dispositifs de détail présentés par la maison en Moyenne Garonne une tendance à posséder des auvents simplement couverts d'un toit, mais où l'on est comme en plein air ; le même mot « bolet »  ou « balet »  (20-21) à ces auvents bien qu'ils revêtent les formes les plus variées ;

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BALET

Types de maisons à "bolets ou balets". (Photos 20-21: Patrick Garcia)

c'est un vaste hangar-remise qui occupe toute la façade de la grange du toit,  (22) ici (Queyran, Agenais),

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L'auvent est aussi une galerie où l'on travaille à l'abri. (Photo 22: Patrick Garcia)

tantôt c'est une galerie-perron à l’ étage, courant devant le logement, dans la maison en hauteur du Quercy ;

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vieille maison Clairac 61

D'autres maissons possèdents des galeries qui courent aux étages, comme ici à Casseneuil et Clairac. ( 23-24: Patrick Garcia)

tantôt c'est un vestibule-galerie au rez-de-chaussée, véritable ouverture dans le Toulousain. Beaucoup de travaux de la maison se font sous le « bolet » ; c'est peut-être la partie la plus utilisée de la maison. L'adoption généralisée d'un tel dispositif a été favorisée par un climat sans frimas et par l'intense luminosité de l'été et de l'automne (25).

 

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Autre forme de galerie ou d'auvent pour travailler à l'abri et isoler la maison des intempéries. (Photo 25: Patrick Garcia)

LE MÉLANGE DES DISPOSITIFS.

Complexe mélange que la maison de Moyenne Garonne, assemblage de formes, de dispositifs et d'annexes, à l'origine, très séparés, puisqu'ils ont pour point de départ tantôt les Pyrénées occidentales, tantôt les pays cévenols ou méditerranéens, tantôt le Massif Central de l'Ouest , ou encore les collines du Lauraguais. Ces diverses formes se sont transportées et groupées un peu au hasard des relations et des influences qui ont chevauché le pays. Pour expliquer et comprendre l'habitation, il a fallu la décomposer en ces éléments flottants.

Ainsi la forme grange-étable  (26),

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La grange étable où cohabitent les hommes et les bêtes. (Photo 26: Patrick Garcia)

ou bien comprendra en elle-même le logement des hommes, ou bien celui-ci sera simplement accolé a ses murs, ou encore il en sera complètement séparé ; cependant dans les trois cas, le bâtiment essentiel, qu'est la grange, garde sa forme très particulière qui donne le ton à l'ensemble de l'habitation ; de même dans les maisons en hauteur, certaines ont suffisamment avec l'étable et le cellier rez-de-chaussée (27)

 

cave au sous sol et bolet

Dans les maisons des causses, où l'on vit à l'étage, le cellier, la cave ou parfois la grange, occupent souvent le rez de chaussée. (Photo 27: Patrick Garcia)

 , d'autres demandent une grange spéciale et celle-ci est tantôt accolée par un mur mitoyen, tantôt complètement séparée ; de même encore, l'habitation de type limousin offre tantôt le logement et la grange-étable, alignés côte à côte, tantôt séparés l'un de l'autre, sans que forme de chacune des parties ne se soit en rien modifiée. En ces pays, la stabilité du peuplement n'a pas été suffisante pour imposer des types de constructions spécifiquement appropriées aux conditions de milieu.

Les colonisations et apports presque continus ont diminué cette collaboration longue de l'homme et de la terre que réclame la création d'un type d'habitation. Les influences du dehors, sans cesse introduites de points différents, n'ont pu faire adopter de formes dominantes, aucune unité, mais une confuse élaboration de types hybrides ou surimposés (O).

 oooooOOOooooo

NOTES

OOOOoooOOOOO

A. Lacepède, au Nord de Port-Sainte-Marie, comptait de nombreux carriers et de même Goudourville près de Valence-d'Agen.

B. Carrières sur les bords du Lisis, à Razin près Meilhan.

C. Au Sud de Castillonnès, le hameau de Saint-Grégoire, posé sur un lambeau calcaire était peuplé de carriers, de même Montlauzun.

D. On fabriquait surtout les rouleaux de pierre à dépiquer.

E. Bull. arch. Tarn-et-Garonne, 1883, p. 67. — La vieille église Saint-Martin à Moissac du IXe siècle est bâtie en briques plates. M1GNOT. Constructions carlovingiennes à Moissac. Bull. arch. Tarn-et-Garonne, 1883, p. 107. — Les colonnes du cloître roman de Moissac sont faites avec des petites briques octogonales, de même que celui de Saint ­Papoul en Languedoc.

F. ATHANÉ : Montauban, 1908, p. 254.

G. Les anciennes substructions du Temple-du-Lot sont également en briques. Revue de l'Agenais, 1898, p. 175.

H. A Monpazier, au XVIe et XVIIe siècle, on parle souvent de «muralhes de tapie faite de terre prise dans la mesme piesse où le dit éditfice ce doibt construyre )‘. Arch. Tarn-et-­Garonne. E. Notaire Montpezat, 75 f° 3006 et 10 f° 519.

I. Bull. arch. du Tarn-et-Garonne. 1906, p. 36 (à propos des rôles d'impôts de Montecli en 1688). THÉRON DE MONTAUGÉ : l'Agriculture en Toulousain, 1869, p. 430.

J. La partie en tuiles-canal, exigeant une pente moins forte que celle réclamée par les tuiles plates, le toit dessine une rupture de pente ; dans le causse de Limogne, la partie plus plate à tuiles-canal forme l'arête du toit, les rebords sont à pente raide et tuiles plates ; au contraire vers Bergerac, l'arête du toit, très aiguë reste couverte en tuiles plates; les bas-côtés sont plus horizontaux et en tuiles-canal. On trouve des formes de transition identiques dans la région d'Orthez, Salies-de-Béarn, entre maisons béarnaises à toit pointu de tuiles plates et maisons basques à toit allongé de tuiles-canal. Jean BRUNHES. La Géographie humaine de la France, étude de PIERRE DEFFONTAINES, t. I. p. 419 et 420.

K. Certains ont pensé que ces tuiles plates ont été introduites par les Gavaches, venus du Nord au XVI° siècle. (On doit aux Gavaches l'introduction sur le Dropt des toitures pointues dites de tiers point) écrit PH. QUEYRON : La Gavacherie. Revue de l'Agenais, 1907, p. 449. Hypothèse peu vraisemblable puisque les Gavaches sont originaires de Charente ou Vendée où règne la tuile-canal.

L. En 1890, on voyait encore près de Verneuil de vieux moulins couverts en reiges. Les bardeaux de bois se retrouvaient aussi dans les Landes et les Pyrénées.

M. Le recensement des maisons de 1856 indiquait pour le Lot-et-Garonne 57 maisons couvertes en chaume sur un chiffre total de 87474 habitations et pour le Tarn-et-Garonne 152 maisons couvertes de chaume sur 54313.

N - P. MÉJEAN. (Le bassin de Bonneville. Rev. Géog. Alpine, 1928, p. 136) note la présence en Savoie de maisons qui sont les unes élémentaires, les autres en ordre serré et qui cependant, présentent les mêmes caractéristiques. Ici aussi la dissociation des maisons n'est pas le critérium important de l'étude de l'habitation. L'auteur fait la même observation pour des habitations du Bas-Dauphiné. P. MEJEAN. Sur un type d'habitation rurale en Bas-Dauphiné. Rev. Géog. Alpine. 1931, p. 176.

O. Voir, un peu dans le même genre d'idée, ce que dit M. Sion dans son paragraphe sur l'origine des divers types d'habitation de la Normandie orientale. SION. Les Paysans de la Normandie orientale. Paris, 1908, p. 493.

 PATRICK GARCIA