GIBRA GONTAUD DE N

Nous avons tous été bercés par les chansons de notre enfance dont le fameux : « Meunier, tu dors, ton moulin bat des ailes… », ainsi que par les histoires de Daudet, rassemblées dans le fameux : « Lettres de mon Moulin ». De quoi éveiller assez tôt un intérêt pour ces édifices, pratiquement tous écroulés, réduits à de vulgaires « buses » de maçonneries, dressées vers le ciel, « phallus » sans semence, alors qu’il fut la prospérité, la vie, et le symbole de l’opulence.

 

    Il ne s’agit pas ici de refaire l’inventaire de l’association de Sauvegarde des Moulins à Vent d’Aquitaine, mais de publier quelques photos et peut –être, quelques commentaires sur les édifices tels que je les ai connus. De les resituer, de tenter d’expliquer schématiquement le fonctionnement de nos moulins à vents, si caractéristiques, de faire une carte de proportionnalité entre les moulins à vents et ceux à eau…

    Le meunier ayant toujours été associé, comme le boulanger, à celui qui sert d’intermédiaire irremplaçable entre le produit de la terre et l’aliment qui va permettre de ce régénérer et de vivre normalement. Ne dit on pas que l’homme n’a besoin, pour vivre, que «  Pain (farine), d’eau, et d’amour ? »

    J’ai connu, dans mon enfance, un territoire couvert de ces « cadavres » cylindriques. Comme tant de choses, dès qu’une machine, un objet, un animal, ne sert plus, il est délaissé, jeté, après maints et loyaux services, ce qui paraissait indispensable est détruit ou laissé à l’abandon…

     Heureusement, près de Gontaud de Nogaret, vivait un homme providentiel.

     Comme beaucoup, il voyait s’enfuir le patrimoine rural. Pas les grands monuments qui éclairent nos calendriers des P.T.T. ! Non ! Mais nos pigeonniers, nos halles, nos fontaines, nos lavoirs, …. Et nos moulins.

 

PIERRE SERIN « L’INVENTEUR » DES MOULINS A VENT MODERNES DU LOT ET GARONNE »

PIERRE SERIN

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne:

Pierre Serin qui a retrouvé et mis en oeuvre, les technique de fabrication des moulins à vent.(Photo: Patrick Garcia)

     Ce spécialiste départemental, malgré son âge, était trouvé : M. Pierre Serin. Grâce à lui, le premier des moulins à vent du Lot et Garonne, celui de « Gibra » à Gontaud de Nogaret avait pu revivre de ses cendres. Il avait tout recalculé,  retrouvé, re-imaginé… les formules qui permettaient au grand pignon de faire tourner le plus petit appelé « lanterne », aux différentes géométries de tailles des meules afin que le froment s’évacue au plus vite et ne s’échauffe au risque de faire brûler le moulin….

 

     Il avait recrée tous les plans, toutes les formules, les matériaux de ce que les anciens avaient acquis au terme de décennies de pratique. Sait-on qu’il y avait des centaines de moulins à vent et de moulins à eau en Lot et Garonne, il y a seulement un siècle, c'est-à-dire hier….

 

    Cet homme, né en 1926, à l’époque où les moulins avaient encore un rôle à jouer avant leur fin prématurée due à la « fée électricité » et aux minoteries industrielles, rêvait  de revoir ces grands squelettes vides reprendre du service, en particulier le « sien », près de Gontaud de Nogaret. Grâce à ses efforts et celui d’une petite troupe de volontaires acharnés, d’une bonne dose de courage, le moulin de « Gibra » reprit vie…

 

     Les cartes postales de ce « monument vivant » inondaient les stands des carteries, et des bottins de la Poste, donnant bien des idées à des associations : celle du moulin du « Tuquet » prés de Monbran, de Coulx, près de Tombeboeuf et bien d’autres, comme à Montpezat, jusqu’à ce que les bénévoles de Grateloup décident eux aussi, de réaliser leur  pari fou, remonter un des deux moulins jumeaux, et de faire revivre « Gorry », comme au bon vieux temps…

 

     Grâce à Pierre Serin, on s’activa à trouver les bons matériaux. En effet, il n’existe plus de bois mis à « vieillir » 30 ou 40 ans dans des marres chargées en eaux calcaire pour les empêcher de pourrir, il fallut donc trouver des arbres de qualité, et ce ne fut pas une mince affaire ! Pour la mécanique (toute en chêne), la toiture et les ailes, compter 15 tonnes de bois !!!!

 

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: La "Trempure" est le levier qui permet de régler l'espace entre les 2 meules. Par voie de conséquence, la qualité de la mouture. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Principe de fonctionnement. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Les différentes pièces du moulin, ici, celui du "Bournat" (24). A droite,le meunier déplace le toit du moulin avec un cabestan pour mettre les ailes face au vent dominant. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Autres principes de fonctionnement, assez bien expliqués. (Photo: Patrick Garcia)

    Remonter un moulin est un travail long et harassant. Mais quand la calotte munie de ses ailes est mise en place, les voisins et  les curieux peuvent admirer le paysage rythmé des sons du moulin, tel que l’avaient connu leurs grands parents…

    Le « Toc-toc-toc » du distributeur de grain contre le grand axe est comme le poumon de la nouvelle entité…. Et ses grandes ailes blanches, drapées de lin flambant neuf, que tout le monde à 20 km à la ronde peut admirer, sont le cœur  qui irrigue ce grand corps revitalisé !

     Ecouter le moulin qui bât des ailes est une expérience incomparable. « Il vit » !

     La même expérience, les mêmes sons qu’à l’intérieur d’un grand voilier. Les bruits du bois qui force et grince sous l’effort, le vent qui fait parfois flotter les voiles dans un saut d’humeur…

    Le public, conquis, suit  la vie de ces ressuscités et accourt en nombre à chaque manifestation, prétexte à refaire vivre ces monuments dédiés au vent et aux hommes.

      Les Journées Européennes du Patrimoine en sont le point d’orgue. De partout, les visiteurs accourent, se pressent pour rentrer dans l’antre, qui ne peut contenir, du fait de sa modeste taille, qu’une dizaine de personnes au plus…. Alors pour faire patienter le public, les organisateurs recréent un monde disparu. Battages à l’ancienne, démonstration de fabrication de cordages, pétrissage et cuisson du pain au levain dans un four à bois lui aussi revitalisé…

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: En tournant, l'axe carré contre lequel est collé l'Auget, le fait battre, le grain est amené ainsi, réguliérement dans l'entonnoir de la meule. La régulation du débit se fait par la pente, commandée par la corde.(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: système de régulation du débit de blé. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Chacun y retrouvera le sien. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: La levée des sacs. (Photo: Patrick Garcia)

     Et les visiteurs adhèrent, les expositions montrent l’évolution de la restauration du moulin, les mécanismes qui le font fonctionner, les différents vents, le folklore s’en mêle et agrémente ces journées de l’amour du patrimoine culturel et oral. Tout est prétexte pour se plonger dans cette époque où tout n’obéissait pas à la « Fée électricité », mais à la volonté des hommes et des éléments réunis. L’Homme n’en était pas encore réduit à des gestes répétitifs, indignes de son intelligence. Il n’était pas encore le simple servant d’une machine automatisée à qui il offre, toutes les dix secondes, la feuille de métal qui sera comprimée pour en faire un objet reproduit à des milliers d’exemplaires quotidiennement.

 

     Cette grosse mécanique qu’était le moulin, méritait un conducteur digne de la maîtriser et de l’entretenir!  C’est qu’il fallait suivre avec attention la force du vent ! Trop puisant, il pouvait emballer le mécanisme au point de le faire surchauffer, exploser ! Quand le vent changeait de direction, il fallait à l’aide d’un animal de trait tourner la tête du moulin face à lui pour que les ailes puissent offrir le meilleur rendement….

    Il fallait être attentif au jeu entre la meule tournant et la dormante, sinon la mouture  ne sortait  pas assez fine ! Trop près, les meules s’usaient et il fallait les repiquer, pour leur rendre les nervures d’origine…

    Il y avait les risques d’explosion quand la poussière de farine en suspension était trop importante et les mille petits riens qui, si on ne s’en préoccupait pas, pouvaient mettre la survie de la mécanique en danger.

     Nos meuniers étaient donc des « maîtres » dans l’art du maniement de leurs moulins à vent ou à eau.

 

    Parfois, ils avaient mauvaise réputation. Certaines langues (jalouses?) affirmaient que le meunier gardait une part trop importante qui ne correspondait pas au volume de blé apporté… Mais comment le prouver ? Il y avait des suspicions comme celle du laitier qui aurait pu « mouiller » son lait…. Mais dans l’ensemble, les meuniers étaient une corporation qui jouissait d’un statut enviable et respecté.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: régulation de l'alimentation en grain, vue de face.(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: J'ai essayé d'être au plus simple...(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: La clochette préviens le meunier que le bac est vide. (Photo: Patrick Garcia)

 

     Sous l’impulsion des pionniers qui ont remis en œuvre ces tous premiers moulins, d’autres ont suivis. Il y a actuellement 5 ou 6 monuments en capacité de moudre et 3 ou 4 de plus qui sont remontés, mais dont le mécanisme est incomplet ou absent. Ils restituent à nos vertes campagnes, une allure qui, dans les endroits non défigurés par le modernisme, correspond à peu de chose près, à la vision qu’avaient nos aïeux il y a 2 siècles.

   

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Le moteur du moulin, le grand rouet et la lanterne, l'engrenage à renvoi d'angle permettant de manoeuvrer le "grand fer", l'axe carré des meules...(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: le monte charge, toujours actionné par des poulies et courroies mûes par l'axe sur lequel les ailes sont fixées. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: C'est au "Bournat" (du Bugues-24-) qu'ont été prises ces photos, mais le principe est immuable.  (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: au rez de chaussée, le blutoir qui va cribler la farine en plusieurs qualités. (Photo: Patrick Garcia)

Pour revivre l’histoire de la remise en service d’un de ces moulins, je vous propose de relire une de mes pages, celle du : « 12 octobre 2013

Sinon, vous pourrez passer en revue, les différentes photos que j’ai pu rassembler au cours de mes pérégrinations dans notre beau département, sur nos beaux moulins à vent.

   En prime, sur une carte du 18ème siècle, celle de Cassini, j’ai fais un recensement  sommaire des moulins à vents de l’époque, par rapport à ceux des moulins à eaux, bien plus nombreux.

Je me suis appuyé, outre mes recherches personnelles, sur l’étude réalisée pour le Conseil Général, « l’ Inventaire des moulins à vent » d’après M. de Sevin Talives, en 1880, complété par un nouvel inventaire réalisé par les services du Conseil Général de Lot et Garonne avec le concours des services de l'Inventaire général de la Direction régionale des affaires culturelles d'Aquitaine, des mairies qui ont bien voulu répondre à un questionnaire, des Archives Départementales et des bénévoles des associations locales de sauvegarde….

MOULINS A VENT DU 47 - SIGNEE 209 UNITES 6000

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Cette carte m'a donné beaucoup de travail. Il a fallut numériser le Lot et Garonne de la carte de Cassini du 18 ème siècle. Mais comme les morceaux de cette carte sont présentés en carrés de quelques kms, il a fallut les coller ensemble et à la même échelle.... Merci Photoshop!!!!  Puis j'ai essayé d'agrandir au maximum pour la lire au mieux! J'ai marqué d'un point rouge tous les moulins à vent qui existaient au 18ème siècle, à savoir que d'autres ont été bâtis plus tard et n'y étaient pas... On remarque que les mouins à vents sont construits essentiellement sur des collines, cela nous donne pas voie de conséquence, la carte des pechs du 47... Vous verrez dans l'étude suivante, celle des moulins à eaux, que ce sera le contraire, eux, pointés en bleu, occupent l'autre secteur de la carte, les vallées... Pour mieux la lire, je vous conseille de la télécharger, elle est lourde et on peut l'agrandir presque à l'infini... Bonne lecture! (Photo: Patrick Garcia)

     J’ai donc repris ces renseignements croisés, et les ai disposé de manière plus facile à lire pour un blog en les recopiant sous forme de texte Word. C’est un format plus manipulable pour celui qui veut avoir une vision globale et rapide du monde des moulins à vents en Lot et Garonne sans passer son temps à suivre des liens et des renvois.

  J’ai établi aussi une carte où j’ai implanté tous les monuments avec, pour chacun, une couleur en fonction de son état actuel :

- parfait état avec son toit, ses ailes et son mécanisme.

- Bon état avec son toit, ses ailes mais sans mécanisme.

- Bon état avec un toit conique.

- Etat moyen, ne reste qu’un fût à l’air libre.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: mon inveentaire des moulins à vents existants, en toute ou partie. Il suffit de se reporter au numéro pour en retrouver sa description dans l'inventaire écrit plus bas, les couleurs indiquent son état de conservation. Pareil, pour mieux la lire, téléchargez-la.... (Photo: Patrick Garcia)

 

     Les photos que je publie datent un peu, car je les ai prise il y a une vingtaine d’années pour la plupart quand je pistais les pigeonniers pour en dresser l’inventaire. Mais l’important est de donner une idée de ce qu’était ce monde particulier, pas d’en faire une étude exhaustive. Il me manque pas mal de moulins, mais j'ai l'essentiel....

 

 

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Canton de Duras :

L'inventaire dressé par M. de Sevin Talives, en 1880, mentionnait vingt sept moulins à vent sur le canton de Duras.
En 1997, vingt et un ont été inventoriés.

L'état de conservation est en moyenne assez bon (dix en bon état, trois en moyen état et quatre en ruine). Douze moulins sont situés sur une butte dont deux comprennent une cave, neuf possèdent une couverture.

 

 1« Cante Ruch » ou « Marquet » près de Villeneuve de Duras. Couverture et ailes.

2 « Guerrier Haut » entre Loubes Bernac et Soumensac. Reste un fût recouvert de lierre.

3 « La Bique » entre St Sernin et St Jean de Duras. Couvert et murs en bon état.

4 « Perroterie » au Nord Est de Duras. Le fut a un toit conique.

5 « Fourquet » Nord Ouest de Pardaillan. Couvert à toit plat.

6 « Bigayre » Sud Ouest de St Jean de Duras. Couvert toit conique.

7 « Bellone » au Nord de la Sauvetat du Dropt. Toit plat et larmier de colombier.

PEYROUTI A PUYMICLAN

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Peyrouti" à Puymiclan.Photo: Patrick Garcia)

PEYROUTI PRES PUYMICLAN

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Peyrouti" à Puymiclan.Photo: Patrick Garcia)

Canton deLauzun

En 1880, l'inventaire de M. de Sevin Talives signalaient vingt-sept moulins à vent sur ce canton. En 1997, dix ont été repérés dont trois possèdent une couverture.

Des neuf moulins à vent actifs jusqu'à la fin du XIXème siècle, il ne reste que quelques vestiges à l'image de celui de Montignac de Lauzun, perdu dans les ronces.

 

Canton de Castillonnès


Dix neuf moulins à vent étaient présents en 1880, selon l'inventaire de M. de Sevin Talives, trois ont été retrouvés en 1997.

Deux conservent leur couverture, un est en ruine.

 

8 « Lartigue » Au Nord Est de Montauriol. Toit conique en tuiles plates. Transformé en pigeonnier. Avec fausses ailes.

 

 

Canton de Villeréal

Le canton de Villeréal comptait, en 1880, dans l'inventaire de M. de Sevin Talives, quatre moulins à vent.
L'étude de 1997 en dénombre deux. Le moulin de « Scandaillac » est transformé en habitation et celui de « St-Eutrope » n'a plus de couverture, il est au milieu des bois.

9 «Scandaillac» à St Eutrope de Born. En bon état, toit conique avec reste des 4 ailes.

 

Canton deSeyches

 

Les moulins à vent étaient au nombre de vingt cinq dans l'inventaire de 1880. En 1997, douze ont été retrouvés et la plupart possède une couverture. Le plus remarquable est le moulin de Peyrouty avec sa toiture pointue, sa porte en bois cloutée et son écusson royal.

Trois des moulins visités sont en ruine et un est transformé en maison d'habitation.
Le matériau utilisé est souvent le tuf.

 

CESAR A PUYMICLAN copie

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "César" à Puymiclan doit sa survie à sa transformation en pigeonnier.Photo: Patrick Garcia)

 

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Grand Moulin" à Seyches  doit sa survie à sa transformation en pigeonnier.Photo: Patrick Garcia)

 

 Canton de Cancon

Sur les 12 moulins recensés en 1880, 8 ont été repérés en 1997.

Le moulin de Périès est totalement en ruines. Le moulin de la Barque est une construction contemporaine (années 1970). Il a été construit dans le but de produire de l'électricité pour l'habitation du propriétaire.
4 de ces moulins sont couverts. La tour du moulin de Monbahus est surmontée d'une sculpture, une Vierge. Si ce moulin n'est devenu un lieu de culte qu'en 1898, son origine est attestée dès le début du XVIIème siècle (1616).

 

10 « Monbahus » Sur la butte sur le village, vestige des 4 qui s’y trouvaient. Avec 1 statue au sommet.

MOULIN(DE LA VIERGE)MONBAHUS

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: à Monbahus, le moulin sert de piédestal à la statue de la Vierge.(Photo: Patrick Garcia)

11 « les 3 Moulins »  Après St Pastour, sur une butte à gauche vers Beaugas. Parfait état sans mécanisme.

3 MOULINS AVANT SES AILES copie

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Les 3 Moulins" avant restauration. (Photo: Patrick Garcia)

Beaugas-3 moulins et la vierge copie

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Les 3 Moulins" vu depuis la "Vierge des Champs".(Photo: Patrick Garcia)

MOULIN 3 MOULINS copie

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Les 3 Moulins" après pose des ailes.(Photo: Patrick Garcia)

12 « Rouzé » du 16ème S. Castelnaud de Gratecambe. Parfait état sans ailes ni mécanisme.

 

ROUZE A CASTELNAUD DE GRATECAMBE

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Rouzé".(Photo: Patrick Garcia)

 

Canton de Monflanquin

La situation topologique de ce canton explique le nombre limité de moulins à vent puisque les rivières facilitaient l'implantation de nombreux moulins à eau. Des deux moulins à vent répertoriés, un seul est signalé dans l'inventaire de 1880, réalisé par M. de Sevin Talives (Monségur), l'autre (Thomas) a probablement été transposé. En effet, le site n'est pas venté et l'intérieur ne comporte pas les éléments trouvés dans les autres moulins (escalier et cheminée).

 

ST VIVIEN MOULIN DE LALUQUE

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Laluque" à St Vivien.Photo: Patrick Garcia)

PECH REDON A CASTELNAUD DE G

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Pech Redon" à Castelnau de Gratec. .Photo: Patrick Garcia)

 

PETRANCAT 1 A CASTELNAUD DE G

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Pétrancat" à Castelnau de G..Photo: Patrick Garcia)

PETRANCAT 1 A CASTELNAUD DE G

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: autre vue de "Pétrancat" à Castelnau de G..Photo: Patrick Garcia)

13 « Moulin de Thomas » St Aubin, au LD « Thomas ». Découronné.

 

 

Canton de Fumel

Il n'y a aucune implantation de moulins à vent sur le canton de Fumel. Cette absence doit s'expliquer par une topologie inadaptée. Il était plus aisé d'utiliser l'énergie hydraulique importante dans cette région. Malgré cela, en 1880, M. de Sevin Talives en signalait un à Loubéjac.

 

Canton de Marmande

 Les moulins à vent retrouvés en 1997 sont au nombre de trois, en 1880, M. de Sevin Talives en dénombrait dix-neuf.


Deux de ces moulins sont restaurés avec des ailes (Gibra et Télégraphe).

 

14 « de Beaupuy » à Beaupuy  au  LD « Daspe ». Avec un toit plat. Sans mécanique, ni aile.

 

15 « du Télégraphe » à Marmande, au LD « Télégraphe ». Parfait état, complet.

 

16 « Gibra » à Gontaud de Nogaret, au LD « Bourdeille ». Complet et excellent état.

 

GIBRA GONTAUD DE N

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Gibra" fut le premier remonté sous la houlette de Pierre Serin.(Photo: Patrick Garcia)

moulin de Gibra

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Gibra" toutes voiles dehors.  (Photo: du Net)

Canton de Castelmoron.

Sur les 27 moulins recensés en 1880, 6 ont été repérés en 1997.
Un seul moulin est couvert en tuiles de cèdre rouge, celui de Burlat.

17 « Roujol et Gorry » A Grateloup. Roujol n’est qu’un fût vide, mais Gorry est en parfait état et fonctionne.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Gorry", avant, avec son frère "Roujol"... (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Gorry" aujourd'hui.(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Gorry" moud le grain, lors de journées de visites. (Photo: Patrick Garcia)

 

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Pignonnerie de "Gorry", réalisée sous les conseils et plans de Pierre Serin. (Photo: Patrick Garcia)

18 « Coulx » dans Coulx ; Fonctionne et en parfait état.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Coulx", bout d'arbre. (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN DE COULX 4

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Coulx", à gauche le levier de manoeuvre du toit, à droite, le bras de frein. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Coulx" sur sa butte, encore un enfant de Pierre Serin. (Photo: Patrick Garcia)

COULX CAGE ÉCUREUIL

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Coulx", rouet et lanterne . (Photo: Patrick Garcia)

COULX DENTS COURBES

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Engrenage de "Coulx", qui fonctionne aussi lors des fêtes. (Photo: Patrick Garcia)

19 « Burlat » à Coulx, au LD Burlat. Parfait état, mais sans mécanisme ni aile.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: la belle silhouette de "Burlat".(Photo: Patrick Garcia)

Canton de Monclar :

Dans l'inventaire réalisé par M. de Sevin Talives, vingt-huit moulins étaient dénombrés en 1880.
     Cette région est particulièrement ventée et a pu ainsi permettre l'implantation
de ces moulins à vent, dont sept ont été retrouvés en 1997.
    Seulement deux sont couverts, l'un avec des tuiles plates en terre cuite, l'autre avec des tuiles de cèdre rouge, ce dernier dispose aussi de quatre ailes (Tourtrès). Deux moulins sont en ruine.

20 « Tourtrès » Dans le bourg de Tourtrès, complet sans les meules mais en très bon état.

TOURTRES A TOURTRES

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: vue avant de "Tourtrés". (Photo: Patrick Garcia)

TOURTRES MOULIN

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Vue arrière de "Tourtrés". (Photo: Patrick Garcia)

21 « Tandou » à Montastruc, au LD du même nom. Bon état avec toit de moulin, mais sans aucune mécanique.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Tandou" (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN ROQUECAMPS

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Roquecamps" à Brugnac, en pleine restauration.Photo: Patrick Garcia)

ROQUECAMP A BRUGNAC

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Roquecamps" avant restauration.Photo: Patrick Garcia)

Canton de Villeneuve sur Lot :

Il n'y avait qu'un moulin à vent signalé dans l'inventaire de 1880 dressé par M. de Sevin Talives. En 1997, il n'y a plus de traces de ce moulin, cependant, avec le renouvellement de la carte cantonnale j'y ajoute:

ROUZE A CASTELNAUD DE GRATECAMBE

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Rouze" à Castelnau de G. .Photo: Patrick Garcia)

Canton de Tournon d’Agenais :

Cinq moulins à vent étaient signalés en 1880 dans l'inventaire de M. de Sevin Talives. Aucun n'a été retrouvé en 1997.

Canton de Meilhan sur Garonne

Des deux moulins à vent repérés en 1997, l'un est en ruine (il ne reste que les fondations) et l'autre garde sa tour en bon état, construite avec de petits moellons. En 1880, l'inventaire de M. Sevin de Talives les mentionnait déjà.

Canton de Bouglon :

Il n'existe pas de moulins à vent dans ce canton.

Canton du Mas d’Agenais :

Les moulins à vent sont inexistants dans ce canton.

Canton de Tonneins

Les moulins à vent étaient au nombre de quatorze selon l'inventaire de 1880 dressé par M. de Sevin Talives. Deux ont été retrouvés en 1997 mais sont en mauvais état.

Canton de Ste Livrade sur Lot

Les moulins à vent du canton étaient au nombre de quatre dans l'inventaire dressé par M. de Sevin Talives, en 1880. En 1997, aucun n'a été retrouvé. Mais avec la refonte de la carte cantonnale, j'y rajoute:

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "les Boulbènes" à Pinel, cheminée au RdC..Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "les Boulbènes" gravure au-dessus de la cheminée.Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Les Boulbènes" à Pinel, la lézarde va emporter ce beau moulin...Photo: Patrick Garcia)

Canton de Prayssas :

Les moulins à vent sont nombreux sur ce canton. Au siècle dernier, M. de Sevin Talives n’en comptait pas moins de vingt, dans son inventaire de 1880. En 1997, neuf ont été retrouvés, trois avec une couverture dont un avec les ailes (Sabrecul).

22 « de Montpezat » Près de l’église, remis en état complet sans les meules.

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Montpezat" à nouveau sur pied...(Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Le toit de "Montpezat" avant sa remonte... (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Les compagnons à l'oeuvre. (Photo: Patrick Garcia)

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Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Montpezat" aujourd'hui...(Photo: Patrick Garcia)

23 « Bel Air » au LD du même nom à Prayssas. Toit à deux pentes pour en faire un pigeonnier.

24 « Baret » au LD du même nom à Madaillan. Une des rares moulins du 16ème siècle daté, (Base Mérimée). Transformé en pigeonnier à toit conique à 6 pans.

25 « Sabrecul » au LD du même nom à Lusignan-Petit. En parfait état, dans son mécanisme, mais ailes tournantes avec moteur électrique.

SABRECUL VUE LAT

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Sabrecul", avec une meule et son anhile posée contre le mur. (Photo: Patrick Garcia)

SABRECUL CHARPENTE

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: magnifique toit rayonnant à "Sabrecul". (Photo: Patrick Garcia)

SABRECUL MEULE

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Une des vieilles meules de "Sabrecul". (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN ST MÉDARD 717

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "St Médard" près de Montpezat.Photo: Patrick Garcia)

MOULIN ST MÉDARD ESCALIER

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "St Médard" près de Montpezat, l'escalier. .Photo: Patrick Garcia)

PIEL LONG A COURS 18

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Piel Long" à Cours..Photo: Patrick Garcia)

Canton dePenne d’Agenais :

Deux moulins à vent étaient signalés en 1880 dans l'inventaire dressé par M. de Sevin Talives, un seul a été retrouvé en 1997.

 Canton de Laroque-Timbaut :

L'inventaire dressé par M. de Sevin Talives, en 1880, signalait la présence de cinq moulins à vent dans le canton de Laroque-Timbaut. Trois ont été retrouvés en 1997. Un de ces moulins est restauré et transformé en habitation.

26 « de Pech de Fargues » : au LD du même nom à Laroque T. Toit conique mais sans aucun mécanisme.

Canton de Port Ste Marie :

L'inventaire, dressé par M. de Sevin Talives en 1880 fait apparaître la présence de dix moulins à vent, deux ont été retrouvés en 1997. Parmi eux, le moulin de Paillères est restauré avec une couverture de tuiles en cèdre rouge.

27 « Paillères » au LD du même nom à Galapian (17 ou 18ème ). Beau toit conique mais sans aucun mécanisme.

MOULIN DE PAILLÉRES ST SALVY-

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Paillère" à St Salvy.Photo: Patrick Garcia)

Canton de Damazan :

Les moulins à vent sont inexistants dans l'inventaire de M. de Sevin Talives, en 1880, ce qui s'explique par la topologie de ce canton à la lisière du plat pays des Landes.


 

Canton de Casteljaloux :

Il n'existe pas de moulins à vent dans ce canton.

Canton d’Houeillès :

Il n’y a pas de moulin à vent.

Il n’y a qu’un seul moulin à eau à Allons.

Canton de Lavardac :

Sept moulins à vent étaient recensés par M. de Sevin Talives, dans son inventaire de 1880. En 1997, quatre ont été retrouvés, depuis la ruine au moulin restauré avec les ailes.

28 « Cantecoucut » au LD du même nom, à Montesquieu. Beau toit conique avec ailes mais sans mécanique.


Canton d’Agen :


Sur 10 recensés en 1880, seuls 6 ont été repérés en 1997.
Leur état est globalement assez moyen, puisqu'il ne reste pour la plupart que la tour.
   Un seul fait actuellement l'objet d'une restauration complète (couverture en tuiles de cèdre, système de mouture avec les ailes).

 

29 « Talives » au LD du même nom à Foulayronnes. En parfait état avec ailes, toit et arbre, mais sans mécanique ni meules.

MOULIN À V

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Belle remise en état de "Talive". (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN À V 1

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Talive" (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN À V

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Talive" (il n'a pas de mécanisme).(Photo: Patrick Garcia)

 

30 « La Tuque » au LD du même nom à Foulayronnes. Construit en 1753. Restauration complète avec mécanique toit et ailes. Fonctionne épisodiquement.

 

MOULIN À V TUQUE 4 MONBRAN copie

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "La Tuque" sous un beau ciel... (Photo: Patrick Garcia)

 

MOULIN À V TUQUE 6 MONBRAN copie

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "La Tuque", ce moulin fonctionne. (Photo: Patrick Garcia)

MOULIN À V1

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "La Tuque", on voit ici très bien la "queue de manoeuvre du toit".(Photo: Patrick Garcia)

31 « Poivre » au LD « le Mondot » à Bon Encontre. Il ne reste que le fût.

 

Canton de Beauville :

Sur 7 recensés en 1880, 5 ont été repérés en 1997. Un seul moulin, Conté, a fait l'objet d'une restauration complète et a pu enfin retrouver ses ailes.

32 « Conté » au LD du même nom à Cauzac. Parfait état avec ailes, toit conique tournant, mais sans mécanique.

CAUZAC copie

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Conté" à Cauzac, au crépuscule.  (Photo: Patrick Garcia)

33 « Zette » Au LD du même nom à Blaymont. Juste un fût munit d’un toit plat.

34 « Malherbe » au LD du même nom à Beauville. Reste juste un fût.

35 « Campagnac » Au LD du même nom à Engayrac. Un fut avec un petit toit conique transformé en pigeonnier.

MOULIN-PIG DE CAMPAGNAC

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Campagnac" doit sa survie à sa transformation en pigeonnier.Photo: Patrick Garcia)

Canton de Puymirol :

Le nombre de moulins à vent dans ce canton était de quatorze dans l'inventaire de 1880 dressé par M. de Sevin Talives.
    Il est en 1997 de quatre. Parmi ces moulins, trois ont une toiture conique et sont en bon état.

36 « Puscla » au LD du même nom à St Caprais de Lerm. Toit conique en bon état.

PUSCLA A ST CAPRAIS DE L

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Puscla" doit sa survie à sa transformation en pigeonnier.Photo: Patrick Garcia)

37 « Puymirol » au LD la « Prade ». Toit conique, en bon état.

Canton d’Astaffort :

Sur 11 recensés en 1880, seul le moulin de Cuq subsiste en 1997.
    C'est une propriété communale. La commune a entrepris une campagne de restauration. Le moulin est désormais couvert de tuiles en bois de cèdre rouge et porte des ailes.

38 « Cuq » au LD « Moulin de Cuq » à Cuq. Excellent état avec toit conique et ailes. Mais sans mécanique.

Moulin à vent CUQ copie

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Cuq" tout à fait superbe.Photo: Patrick Garcia)

Canton deLaplume :

En 1880, l'inventaire dressé par M. de Sevin Talives, fait apparaître la présence de vingt-six moulins à vent, neuf ont été retrouvés en 1997. Il existe deux cas de moulins jumeaux à 100 mètres l'un de l'autre (Aubiac et Moirax).
  Un seul moulin est restauré avec une couverture de tuiles en terre cuite et des ailes. Il s'agit d'un des rares moulins à vent situés dans la vallée.
Ces nombreux moulins à vent s'expliquent par la présence de très peu de moulins à eau sur des petits ruisseaux à faible débit, qui ne peuvent fonctionner qu'en hiver. Il faut donc aller chercher l'énergie éolienne en été.

39 « Tavalo » au LD du même nom à Sérignac sur Garonne. En bon état, avec toit conique et ailes, mais sans mécanisme.

40 « de Moirax » au LD « le Bourg » à Moirax. Fort ancien, peut être du 11ème siècle. Reste un simple fût.

41 « d’Escussan » Au LD du même nom à Laplume. Reste un simple fût.

42 « Muguette » au LD « Campas » à Laplume. Reste un simple fût.

Canton de Francescas :

L'inventaire dressé par M. de Sevin Talives relevait en 1880 dix moulins à vent.
En 1997, l'étude a permis de retrouver deux de ces moulins.
Un des moulins est en ruine, l'autre possède une couverture, ce qui permet de le garder en bon état.

Canton deNérac :

L'inventaire dressé par M. de Sevin Talives en 1880 dénombrait neuf moulins ; cinq ont été retrouvés en 1997.
Parmi ceux-là, seuls deux possèdent une couverture mais l'état général est assez moyen.

43« Belloc » au LD du même nom à Montagnac sur Auvignon. Daté de 1671, il reste qu’un fût découvert.

44 « Coulaqué » au LD du même nom, au Saumont.Très bon état, toiture conique, mais sans rien d’autre, transformé en pigeonnier.

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COULAQUE LE - AU SAUMONT

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: "Coulaqué" au Saumont doit sa survie à sa transformation en pigeonnier.Photo: Patrick Garcia)

Canton de Mézin :


Le canton de Mézin ne compte aucun moulin à vent, sa topologie n'a pas permis leur établissement.

 

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LA VIE AU QUOTIDIEN DES MEUNIERS

Pour en savoir plus, ce petit texte : « Les Moulins de la région d’Hallencourt », publié par la « Section patrimoine des Amis du CIS » vendredi 7 juin 2002 – salle des fêtes d’Allery »

« HISTORIQUE ET GÉNÉRALITÉS

Nous nous permettons de rapporter les écrits de Mademoiselle Paule Roy, membre résidant des Antiquaires de Picardie, qui effectua deux études sur les moulins, d’abord en 1967 sur les moulins à vent puis en 1973 sur les moulins à eaux.

 

LES MOULINS À VENT : 

    L’origine des moulins à vent remplaçant l’antique meule à bras est très lointaine puisque les premiers d’entre eux furent construits en France à l’époque des Croisades.  … Pour capter au mieux le vent et obtenir le meilleur rendement possible, le moulin à vent est construit, chaque fois que c’est possible au sommet d’une butte, d’une colline ou en haut d’une côte. …  

Deux constructions très différentes s’offrent à nous : celle en matériaux durs et celle en bois. 

Le moulin en dur : brique ou pierre (en Lot et Garonne toujours en pierre) est de forme circulaire. Il peut être d’une seule venue, en tronc de cône, mais plus habituellement,  il décroche légèrement à chaque étage (ce n’est pas le cas en 47). Le toit couvert en ardoises, en bardeaux de châtaigniers en L&G, formant la pointe du cône, se déplace sur une jante en bois de pommier réputé pour sa solidité.

 Les moulins en bois se divisent en deux catégories. 

Ils peuvent être de forme polygonale et, comme pour le moulin de briques ou pierres, c’est la toiture seule qui tourne au gré des vents (moulin Bouly à base octogonale à Citernes). Mais c’est plus souvent un moulin sur pivot, dit sur pioche. On y accède par une échelle de bois. … 

Le moulin classique avait trois étages :

Le mécanisme au dernier étage, les meules trois en général, au second étage, la bluterie et le magasin au premier. 

Les ailes, vraisemblablement jusqu’à la fin du 18ème siècle étaient entoilées ; une amélioration sensible fut ensuite apportée par le système dit volée parisienne…. 

Une seule difficulté : la meule. Il ne se trouve pas dans notre contrée (la Picardie), de pierre assez dure pour fabriquer cette pièce essentielle. En principe les meuniers les faisaient venir des environs de Paris ; elle était fabriquée à la Fertésous-Jouarre et déposée ensuite à Pont-Sainte-Maxence où, de là, elle voyageait par eau.  …

Malgré sa solidité, la meule finissait par se creuser ; on faisait alors appel au rhabilleur de meules. Parfois le meunier exerçait aussi ce métier…

 

   Il y a deux périodes bien distinctes dans l’histoire de la construction des moulins : avant et après la révolution de 1789.  Sous l’Ancien Régime, le seigneur du village possède un moulin auquel tous les habitants doivent apporter leur grain : c’est le moulin banal. Il n’y a donc pas de raison de multiplier leur nombre…  Mais après la Révolution, la banalité disparaît avec les autres privilèges seigneuriaux et par contrecoup, le privilège du meunier, qui jusqu’en 1789, n’avait pas à lutter contre la concurrence….

      Comment le meunier prenait-il livraison du grain ?  Jusqu’à la révolution, pas de problème. Le fermier montait au moulin et apportait son grain sur place.  Après la révolution, nombre de meuniers avaient conservé cette habitude ; mais les nouveaux, qui devaient se faire une clientèle allaient prendre le grain à domicile. 

    Il y avait aussi les cache-manées, sorte de rabatteurs qui se faisaient un devoir d’apporter le plus de grain possible au meunier qui les employait. La concurrence était sévère et les cas de rixes étaient très courants … 

      Même après la Révolution, le moulin n’était pas toujours la propriété du meunier ; les contrats de baux étaient très divers….  Dans certains villages, j’ai recueilli des listes de noms de meuniers s ‘étendant parfois jusqu’à cinq générations.  On dit beaucoup de mal des meuniers… Il y en avait certainement de très honnêtes, mais de ceux-là on n’a pas gardé le souvenir… 

      Ils étaient bien fragiles, ces moulins, particulièrement les légères constructions de bois virant sans cesse au gré des vents… La foudre non plus, ne les épargnait pas…. La main des hommes a été bien souvent plus dévastatrice que les éléments eux-mêmes ; c’est ainsi que de nombreux moulins qui avaient subsisté jusqu’au début du 20ème siècle ont payé leur tribut aux deux dernières guerres…  Il y a enfin une cause de ruine plus grave pour nos moulins mais qui ne cesse de donner du regret, c’est l’avènement de la vapeur puis de l’électricité.

      Le moulin à vent, de par sa constitution, était capricieux puisqu’il dépendait de l’intensité du vent et que, par calme plat, il ne pouvait remplir son rôle. L’avènement de la meunerie industrielle l’a détrôné puis condamné définitivement.

       Certains meuniers, dont il était le seul gagne-pain se sont d’abord résolus à ne plus faire que de la mouture destinée aux bestiaux, d’autres faisaient de l’huile…  Et pourtant, tout cela n’était qu’un pis-aller et quand le meunier mourait, les grandes ailes s’arrêtaient comme si elles ne pouvaient survivre à celui qui en avait été l’âme. 

       Les toiles se sont pourries, les charpentes se sont disjointes ; il y a beau-temps que les meules n’écrasaient plus le beau blé de notre Santerre ou de notre Ponthieu ; Son tic-tac, comme un cœur las avait cessé de battre. On ne l’entendrait plus jamais dans nos campagnes. 

 

LES MEUNIERS :

     D’après un document de l’association des Amis du Moulin à Vent de Saint-Maxent : 

     Le meunier est un personnage important dans le village car de lui dépendait l’approvisionnement en pain. On lui prête souvent une réputation douteuse.

Sur une rasière soit 80kg, on retrouve 51kg de farine et 21 kg de son, 8kg servent à payer le meunier. Certains paysans trouvent que les poules du moulin sont nombreuses et bien grasses.  Le travail du meunier, c’est aussi la réception des céréales par l’intermédiaire du cache mannée (aide meunier), l’ensachage de la farine et la mise à jour des comptes et des registres.  Le métier était dur. Le moulin pouvait tourner 24 heures sur 24 quand il y avait du vent. Il fallait constamment veiller sur lui surtout lorsqu’il y avait des tempêtes.

      Le meunier était ainsi un parfait météorologue qui observait très souvent sa girouette.  Il devait faire attention aux incendies. Un bon meunier n’entasse jamais les sacs de farine lorsque le grain n’est pas assez sec, car la fermentation s’y met et allume la toile des sacs.  Le meunier devait chercher le vent en orientant son bâtiment. Ceci fait, il devait habiller les ailes et ensuite mettre en route la machinerie en actionnant le frein. Celui-ci retient les ailes qui convertiront l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique.

     Le meunier devait éprouver la qualité de la farine, juger de sa consistance, de son moelleux, de sa blancheur, de sa ténacité et de sa teneur en son. Si l’aspect, l’odeur laissent à désirer, il appelle le rhabilleur de meules.  L’odeur de la farine n’est pas bonne pour le jeune meunier; elle fait tousser, dessèche la gorge. Mieux vaut s’y habituer tout jeune ; les bons meuniers ‘naissent le cul sur les meules !’. Certains meuniers finissaient par attraper la silicose. Le métier s’apprenait sur le tas, soit en regardant son père travailler, soit en travaillant chez un autre meunier.

      Les moments creux étaient consacrés aux réparations et à l’entretien.  D’autres corps de métiers jouaient un rôle au moulin : le rhabilleur de meules utilisait la mailloche pour rebattre les meules, la gisante comme la tournante, creuser de nouvelles stries qui pourront à nouveau attaquer le grain et donner de belles farines. On le reconnaissait à ses mains noircies et bleuies d’éclats de limaille de fer. Il y avait aussi le maître de forge, le papetier et aussi le constructeur appelé le charpentier de moulin, et ceux venant épisodiquement : le rentoileur, le forgeron ; le menuisier. 

     Une légende dit que les meuniers qui n’avaient de saint patron s’étaient réunis dans la cathédrale d’Amiens. Ils avaient décidé de lâcher une colombe et de prendre comme patron le saint sur lequel l’oiseau se poserait. Quelle fut leur déception quand ils virent le volatile se poser sur le diable ! 

LES MEULES 

      Aux alentours de 1760 on commença à abandonner les meules de grand diamètre (2,10m) d’une seule pièce. Les meules de 1,50m étaient composées de 24, 27 ou 32 morceaux. Les carreaux du cœur devaient être en pierre relativement tendre, tandis que les autres parties, entrepied et feuillère, dont la réunion forme l’entourage de la meule, devaient être en pierre plus dure. Dans son langage particulier, le meunier disait qu’une pierre était éveillée, lorsqu’elle était parsemée de cavités : les éveillures.

    Les divers carreaux étaient assemblés avec le plus grand soin et scellés, puis la meule était cerclée par deux frettes de tôle forte à la façon des roues de chariots… Le rayonnage consistait à produire sur la surface travaillante de la meule, des sillons creux qui avaient reçu le nom de rayons. Vers 1816, le diamètre de 1,30m fut adopté, la meule comportait 24 carreaux, scellés au ciment. »

351-m840-int-crm005 relevé des moulins à vents en 1809

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Relevé des moulins à vent en 1809.Photo: Patrick Garcia)

MOULINS A EAU ET A VENT EN 1809 ENQUETE IMPERIALE

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Moulins à vent et à eau en 1809, proportions.Photo: Patrick Garcia)

MOULINS A VENT EN 1809

 

Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: Nombre de moulins à vent en 1809.Photo: Patrick Garcia)

 

« MANUEL DU MEUNIER » - 1790

   Voici, d’après le « Manuel du Meunier, édité en 1790 », les rendements de farine et la quantité qu’il en fallait, pour nourrir un homme dans l’ancien régime. J’ai gardé la tournure ancienne, car, pour l’essentiel, la lecture est assez aisée.

« On en retiroit vers 1650, que 144 livres (72 kg) de farine d’un setier (152 kg) de bled (blé), et il falloit quatre setiers par an pour la nourriture d’un seul homme (608 kg)… La mouture s’est améliorée, car selon M. de Vauban, trois setiers de bled (456 kg), produisant (chacun)  150 livres de pain (soit 450 kg), suffisoient pour la nourriture d’un soldat…

Le gouvernement a réduit cette consommation à deux setiers (304 kg) de bled qui produisent 380 livres de farine et 530 livres de pain.

   Cette augmentation de farine provient de la mouture des gruaux qu’on laissoit auparavant dans le son, parceque les vices de construction des moulins ne permettaient pas de les remoudre, ce que le sieur Buquet a rendu facile en perfectionnant les moulins et la mouture. La perte de ces gruaux étoit d’autant plus considérable, qu’ils contiennent le germe de bled, la farine la plus substancielle et que l’on emploie maintenant à faire les pâtes et patisseries les plus délicates.

Il résulte de cette perfection, un tiers de bénéfice et d’économie sur la consommation des grains en France, puisqu’il ne faut plus que 2 setiers (304 kg) par an, au lieu de trois (456 kg), pour nourrir un homme, et que ces deux setiers produisent plus de farine et plus de pain.

    En année commune, en France, la récolte de bled est de 45 millions de setiers (6 840 000 000 kg, ou 6 840 000 tonnes). Si la culture était partout dans le royaume ce quelle est en Flandre, dans l’Isle de France et dans le Pays de Caux, l’année commune feroit 80 millions de setiers au moins. Elles feroit 160 millions de setiers si les landes, bruyères et marais qui couvrent encore un tiers au moins du royaume, étaient de bonnes culture.

   Dans ce cas, la population de la France doubleroit, la France pourroit contenir 32 millions d’habitans qui consommeroient 64 millions de setiers de bled et nous aurions au moins 96 millions à vendre chaque année, qui, à 12 livres le setier, produiroient 1 milliard 152 millions, dont moitié résulteroit de la perfection des moulins et de la mouture….»

 

Les rendements se sont donc améliorés.

 

En 1650, il fallait donc 608 kg de blé pour nourrir un homme.

Vers 1700, il en fallait plus que 450 kg.

Vers 1750, il ne faut plus que 304 kg !

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BOURNAT MOULIN CROQUIS VG 2

 Inventaire des Moulins à Vent de Lot et Garonne: éclaté du moulin à vent du Bournat.Photo: Patrick Garcia)

Renseignements complémentaires :

ADAM  LG  -  Tél. 05 53 87 15 37  

Site : www.adam-lg.org Email : secretariat@adam-lg.org

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L’INVENTAIRE DES MOULINS A VENT ET A EAU DU CONSEIL GENERAL DU LOT ET GARONNE

D’APRES LES DOCUMENTS D’ARCHIVES

 

La recherche documentaire et archivistique a permis d'identifier des documents références permettant d'obtenir une vue d'ensemble de la meunerie en Lot-et-Garonne.

Source principale :

- « L'atlas cantonal de Lot-et-Garonne », inventaire des moulins à vent dressé sur les plans d'assemblage du cadastre pour les services des chemins vicinaux par L. de Sevin Talives, agent voyer en chef, réédité en 1880 (corrigé et mis à jour sous l'administration de M. A. Henry, préfet du département par M. Laterrade, ingénieur voyer en chef en 1881 et 1882). Cet inventaire fait état de 306 moulins, mais une autre carte datée de 1862 mentionne 65 moulins de plus. Cette baisse sensible de 20 % du nombre de moulins est à mettre en relation avec l'arrivée des grandes minoteries industrielles qui ont concentré la production de farine sur un nombre plus restreint de sites.

Avant 1789, les archives publiques (archives départementales et archives de la Direction départementale de l'Equipement) ne possèdent aucun inventaire exhaustif. Aussi, les historiens locaux, dans le cadre de leurs contributions, notamment à la Revue de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Agen, ont-ils largement exploité la série C des archives départementales ainsi que les archives communales (Lot-et-Garonne, E sup).

La série « S » concerne essentiellement le XIXème siècle. Les moulins à vent sont cités incidemment, la majeure partie de la documentation concernant les moulins à eau. Cette série contient essentiellement des dossiers de règlement (définition par l'administration des ouvrages hydrauliques permettant de contrôler le débit et le niveau de l'eau) des moulins, faisant suite à des conflits d'usiniers entre eux, ou d'usiniers contre les riverains. On y trouve aussi des dossiers intéressants de construction ou de transformation de moulins

   

  Moulins à vent 

    Même si les textes d'archives nationales laissent entrevoir l'existence de moulins à vent depuis le XIIIème siècle, les moulins de Lot-et-Garonne sont globalement postérieurs au XVIème siècle.   Le chronogramme le plus ancien fait apparaître la date de construction de 156?, au moulin de Baret à Madaillan. Les dernières constructions datent du milieu du XIXème siècle.

         A la fin du XIXème siècle, et en raison d'une forte imposition sur le rendement des moulins, les propriétaires ont été amenés à interrompre leur activité et contraints à "décapiter" leurs moulins pour se soustraire aux impôts.

 

 

Art-05-6-b355f Schéma fonctionnel d’un moulin a vent

Autre shéma trouvé sur le net

 

 

SStSvr1Xf_bffY3HawV_WNjuHl4 mécanisme du moulin à vent

 

 nouveau shéma

BLUTOIR 1

 

 Blutoir en fonctionnement

BLUTOIR 2

 

 Le blutoir

MEULES ET REGLAGES

 

Fonctionnement des meules

TYPOLOGIE DES MOULINS A VENT

Architecture

type VA : moulin sur butte avec cave
(Sabrecul à Lusignan-Petit) 
type VB : moulin sur butte sans cave
(Télégraphe à Marmande) 
type VC : moulin sans butte (Bel Air à Prayssas)

Variantes topographiques

type V1 : moulin dans la vallée, à proximité d'un moulin à eau en liaison avec lequel il travaillait
(Poivre à Bon-Encontre) 
type V2 : moulin sur le coteau (Cantecoucut à Montesquieu)

 

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A noter l’excellentissime site de présentation de la meunerie, avec de nombreux croquis…. http://lezart.free.fr/moulin1.htm qui aide beaucoup à la compréhension de cet art qui consistait à bâtir et à conduire ces grosses machines.

 

METHODOLOGIE DE L’INVENTAIRE

Préalablement à l'enquête de terrain, un questionnaire a été envoyé à tous les maires du département. 90 % des mairies ont répondu, faisant état de 412 moulins sur leur commune, soit 100 moulins à vent et 312 moulins à eau.
L'enquête de terrain a duré quatre mois. 8 200 km ont été parcouru, 535 moulins répertoriés et enregistrés sur fiches informatiques dont 130 moulins à vent et 405 moulins à eau répartis sur 95 cours d'eau, comprenant, à la différence de l'inventaire de 1899, la partie du Dropt anciennement navigable et l'ensemble du Lot.

Si l'on excepte la quinzaine de moulins repérés sur le Lot, il subsisterait plus de 75 % des moulins à eau contre 35 % des moulins à vent recensés à la fin du XIXème siècle.

BIBLIOGRAPHIE GENERALE

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ARPIN M. : Historique de la meunerie et de la boulangerie depuis les temps préhistoriques jusqu'à 1914, 2 tomes,  Le Chancelier, 1948.

AZEMA J.-P. : Les moulins de France, Ouest France, 1995.
BEZIAN J. et H. : Les grandes heures des moulins occitans, Plon, Paris, 1994.
BOUTET G. : Les gagne-misère, p.171, Godefroy, 1986.
BOUTET G. : Petits métiers oubliés, p.135 et p.153 Godefroy, 1989.
BRUGGEMAN J. : Toujours vivants les moulins. Moulins du Nord-Pas-de-Calais du passé au présent,  ARAM Nord-Pas-de-Calais, 1986.
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DUFOURNIER B. : Les vieux moulins. Energie d'autrefois, éd. EPA, Paris, 1980.
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HEBERT M. : La belle histoire des moulins de France et de Normandie, Ch. Corlet, 2000.
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JEANLIN M. : "Du grain à la farine", Revue Les moulins, 1980.
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 A venir, inventaire des moulins à eau du Lot et Garonne.

PATRICK GARCIA